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Brèves et actualités | Technologies et innovation
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Projet européen pour la création de piles à combustible biocatalytiques.
Une pile à combustible qui fonctionne au sang, cela paraît incroyable? Pas pour les chercheurs d'un nouveau projet de recherche européen doté de 2,8 millions d'euros. Le projet BIO-MEDNANO a pour objectif l'élaboration de piles à combustibles appelées "biocatalytiques", à savoir des piles qui utilisent des fluides corporels comme combustibles et des enzymes qui convertissent ensuite l'énergie chimique en électricité. Ces piles pourraient servir à alimenter une large gamme de dispositifs médicaux, notamment les stimulateurs cardiaques, les pompes à insuline, les membres artificiels, les robots de microchirurgie ou les systèmes de biodétection. Les piles à combustible seront réalisées dans des dimensions si petites qu'elles pourront être implantées sous la peau afin de procurer une source d'alimentation directe à ces dispositifs. Les partenaires du projet affirment que l'utilisation de piles à combustible biocatalytiques permettrait d'engranger des améliorations substantielles par rapport aux formes plus traditionnelles d'alimentation énergétique. Les dispositifs implantables actuels tels que les stimulateurs cardiaques nécessitent une pile, mais cette technologie recourt au lithium, hautement réactif, ce qui rend la miniaturisation coûteuse et complexe. "Les piles à combustible biocatalytiques constituent une opportunité réaliste pour la création d'une source d'énergie implantable et il existe un immense champ d'action pour étendre les applications des biocapteurs dans le domaine du diagnostic médical, de la surveillance environnementale et de la qualité alimentaire", a déclaré le Dr Donal Leech, de l'université nationale d'Irlande, coordinateur du projet BIO-MEDNANO. "Nous nous réjouissons d'avoir décroché ce financement, grâce auquel nous pourrons accomplir de formidables avancées au cours des prochaines années, et nous espérons frayer le chemin pour la recherche dans ce domaine", a-t-il ajouté. Au cours des trois ans de durée du projet, les partenaires s'attelleront à isoler de nouveaux enzymes et à concevoir de nouvelles structures nanométriques pour l'immobilisation des enzymes afin de conférer aux systèmes médicaux une sensibilité et une puissance de sortie améliorées. Financé en tant que projet de recherche spécifique ciblé
(STREP) du sixième programme-cadre (6e PC), ce projet implique
des partenaires en République tchèque, en Finlande, en Irlande,
en Italie, au Royaume-Uni et en Israël. Source : Cordis Nouvelles - 2006-11-15
Un projet européen de recherche améliore la sécurité
des grands évènements mondiaux. La Commission européenne a présenté le 7/12/06 au siège des Nations unies à New-York les résultats d'un projet de recherche, EU-SEC, qui vise à améliorer la sécurité lors des grandes manifestations telles que les Jeux olympiques, la Coupe du monde de football ou les sommets internationaux. Ce projet est coordonné par les Nations unies et rassemble les ministères de l'intérieur et les services de police de 10 États membres ainsi que l'Office européen de police. Les partenaires ont rédigé un guide de bonnes pratiques pour la sécurité dans les grandes manifestations et mettront en commun leurs programmes nationaux de recherche afin de soutenir des recherches ciblées concernant la détection des explosifs, l'utilisation et le contrôle de la sécurité privée et l'information du public. Le projet sera présenté lors d'une conférence des Nations unies sur l'amélioration de la sécurité lors des grands événements mondiaux. Il bénéficie d'un financement de 1,8 million d'euros au titre du programme cadre de recherche de l'Union européenne. Janez Potoènik, membre de la Commission chargé de la science et de la recherche, a déclaré: "Nous aimons tous assister à de grands événements tels que la Coupe du monde ou les Jeux olympiques, tout en étant préoccupés par la sécurité lors de ces grands rassemblements. Ce projet constitue un bel exemple de recherche qui améliore notre quotidien et démontre concrètement que nous pouvons faire beaucoup mieux lorsque nous travaillons ensemble." Franco Frattini, vice-président et membre de la Commission chargé de la justice, de la liberté et de la sécurité, a conclu: "Les résultats de cette recherche contribuent à améliorer la coopération entre les autorités nationales, européennes et internationales. Ils devraient également se traduire par une politique concrète en faveur de la sécurité des grands événements." Günter Verheugen, vice-président et membre de la Commission chargé de l'entreprise et de la politique industrielle, a dit : " La Commission est déterminée à faire ce qu'il faut de son côté pour mieux protéger nos citoyens et financer les efforts ciblés sur la recherche européenne. Un programme solide de recherche relatif à la sécurité européenne va également accroître la compétitivité européenne dans de nombreux domaines." Le projet EU-SEC regroupe les ministères de l'intérieur ou les services de police de l'Autriche, de l'Allemagne, de l'Espagne, de la Finlande, de la France, du Royaume- Uni, de l'Irlande, de l'Italie, des Pays-Bas et du Portugal ainsi que l'Office européen de police et l'Institut interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la justice (UNICRI). À son lancement en août 2004, le projet EU-SEC était consacré aux activités de mise en réseau, au recensement des programmes de recherche nationaux liés au domaine et à la création de sites web et de manuels. Aujourd'hui, ce programme est davantage axé sur la création d'un cadre permettant d'élaborer des activités de recherche communes, de mettre en commun les ressources nationales dans des domaines tels que la détection des explosifs, de gérer le flux d'informations destinées au public ainsi que sur l'interaction entre les organismes de sécurité publics et privés. Pour des renseignements complémentaires au sujet de la conférence,
veuillez consulter : Pour plus d'informations sur le projet: http://www.eu-sec.org/ source : Commission Européenne représentation régionale
à Marseille
Un
projet communautaire révèle le potentiel économique
des plantes comme matières premières. Selon de nouveaux rapports réalisés par les membres du projet EPOBIO financé par l'UE, les plantes pourraient constituer à court terme - entre 10 et 15 ans - une source alternative de matières premières pour la production d'énergie, de combustibles et autres produits d'usage quotidien. Nous dépendons du pétrole pour d'innombrables applications comme, par exemple, l'obtention de combustibles pour le transport et le chauffage et la production de plastiques à partir desquels de nombreux objets d'usage quotidien sont fabriqués. Toutefois, le pétrole étant une ressource limitée, la recherche d'une source alternative devient une nécessité d'autant que les préoccupations augmentent en ce qui concerne la sécurité d'approvisionnement et l'impact environnemental du pétrole. L'objectif du projet EPOBIO est de réaliser le potentiel économique des matières premières végétales en développant de nouvelles générations de produits biologiques à partir de ces matières. "Notre dépendance des combustibles fossiles limités et le changement climatique représentent deux menaces majeures pour notre société", a déclaré le professeur Dianna Bowles, directrice du projet EPOBIO. "Les plantes peuvent fournir tous les produits qui sont fabriqués actuellement à partir du pétrole. Nous sommes dès lors en mesure de créer une société durable pour le futur et affronter les problèmes actuels comme l'augmentation des coûts de l'énergie, la sécurité d'approvisionnement et l'impact de notre société sur l'environnement." Les rapports examinent trois domaines dans lesquels les produits créés à partir des plantes offrent les plus grands avantages à la société et qui pourraient devenir réalité dans les 10 à 15 prochaines années, à savoir les huiles végétales, les parois cellulaires végétales et les biopolymères. En outre, ils soulignent les recherches nécessaires pour améliorer le développement de ces technologies. Le rapport relatif aux huiles végétales étudie le potentiel de la production de lubrifiants à partir des plantes. Les huiles végétales présentent des structures et des propriétés similaires aux huiles minérales et peuvent remplacer ces dernières dans de nombreuses applications. Jusqu'à présent, leur développement a été limité par le coût élevé d'extraction. Toutefois, face au prix croissant des huiles minérales, la nécessité de trouver une source alternative apparaît comme une urgence. Si l'on en croit les chercheurs, la production d'esters cireux à partir de la plante Crambe abyssinica pourrait devenir une réalité en Europe. La C. abyssinica requiert peu d'eau et d'engrais, et la rentabilité du processus pourrait être accrue si les composants végétaux non exploités lors de la production de pétrole étaient utilisés dans la production d'énergie pour les processus de production. Ainsi, la C. abyssinica pourrait garantir un approvisionnement durable de lubrifiants pour moteurs, transmissions et systèmes hydrauliques. Le deuxième rapport traite des bioraffineries. Grâce à ces dernières, les plantes pourraient servir à la production de biocarburants, d'énergie, de produits chimiques, de matériaux et de fibres pour lesquels on utilise actuellement du pétrole. Cependant, pour que cela devienne réalité, les chercheurs ont besoin de comprendre comment libérer les sucres renfermés dans les parois cellulaires végétales. L'évolution de ces dernières au point de résister aux attaques mécaniques, chimiques ou microbiennes, représente un obstacle majeur au développement des technologies de la bioraffinerie. Le troisième rapport examine l'utilisation des biopolymères comme alternative au caoutchouc. Le caoutchouc naturel extrait à partir de l'arbre caoutchouc Hevea brasiliensis entre dans la fabrication d'environ 40 000 produits ménagers, ainsi que dans des applications industrielles comme les pneus pour poids lourds (camions et avions). Toutefois, l'on prévoit que la demande de caoutchouc naturel dépasse de 25 % la capacité de production d'ici à 2020, problème qui s'est aggravé à la suite d'une infection fongique qui a pratiquement mis fin à la production de caoutchouc naturel en Amérique du Sud. On observe également une hausse des allergies au latex. Les chercheurs considèrent l'arbuste guayule, producteur de caoutchouc, comme une source alternative à l'obtention de cette matière. Facilement cultivable dans les régions semi-arides de l'Europe méridionale, l'arbuste guayule requiert peu de soins. Il est toutefois nécessaire de poursuivre les recherches afin d'améliorer la production de caoutchouc à partir de cette plante. Selon les chercheurs, ces nouvelles méthodes d'exploitation
des plantes contribueront à la réalisation de nombreux objectifs
politiques de l'UE, comme ceux relatifs aux émissions de gaz à
effets de serre, à l'utilisation de biocarburants et au développement
durable. Le secteur de l'agriculture disposera en outre de nouvelles sources
de revenus, tandis que les activités de transformation contribueront
au développement rural.
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Newsletter Europe | Décembre / Janvier 2007
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