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Brèves et actualités | Technologies et innovation
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La Commission européenne investit dans la recherche sur les technologies Grid.
La Commission européenne a lancé 23
nouveaux projets de recherche sur les technologies de calcul distribué
(technologies "Grid") le 19 septembre 2006. En créant un lien entre les ordinateurs, les répertoires de données, les programmes logiciels, les instruments scientifiques et autres équipements, les technologies Grid rassemblent les utilisateurs du monde entier et de diverses entreprises dans une société "virtuelle" unique au sein de laquelle les utilisateurs peuvent partager leurs connaissances instantanément, accéder aisément aux données partagées et stocker celles-ci. Les technologies Grid permettent également aux utilisateurs d'exploiter la puissance de traitement de tous les ordinateurs connectés au Grid. Les secteurs industriels qui bénéficient de la recherche financée par l'UE dans ce domaine sont l'industrie automobile, l'aéronautique, la finance, l'industrie pharmaceutique et les médias. La commissaire européenne en charge de la société de l'information et des médias, Viviane Reding, est pleinement convaincue de l'importance des technologies Grid pour l'économie européenne. "Les architectures de calcul distribué, orientées vers les services sont des technologies diffusantes de première importance pour la productivité et la croissance de l'économie dans son ensemble", a-t-elle déclaré. "Elles rendront les infrastructures technologiques de l'information et des communications plus souples et plus polyvalentes, permettant ainsi aux entreprises de s'adapter et d'innover plus rapidement. Les technologies Grid, par exemple, permettent à des constructeurs concurrents utilisant les mêmes fournisseurs, de mettre en place des environnements d'ingénierie entièrement intégrés qui protègent les intérêts commerciaux de toutes les parties et renforcent leur compétitivité collective." Actuellement, les technologies Grid sont toujours dans une phase de transition entre la recherche, les applications universitaires et une utilisation plus vaste au niveau industriel. Le projet Business Experiments in Grid (Beingrid), doté d'un budget de 15,7 millions d'euros, vise à faciliter ce processus et à promouvoir l'adoption à grande échelle de cette technologie sur le lieu de travail. Pour ce faire, le projet Beingrid regroupe 18 activités pilotes visant à tester les systèmes de calcul distribué dans toute une série de secteurs. Les études de cas qui en résulteront seront une source d'inspiration pour les autres entreprises. "Les tests industriels seront effectués dans divers secteurs clés considérés comme les meilleurs candidats pour une application réussie des technologies Grid et nous prévoyons un impact considérable sur l'industrie européenne des TIC", a déclaré Diego Pavia, de chez Atos Origin SAE, l'organisation en charge de la coordination de Beingrid. British Telecom (BT) participe à une activité pilote Beingrid visant à utiliser les technologies Grid dans le domaine des jeux multi-joueurs sur internet. "Nous constatons avec satisfaction le soutien accru de la Commission européenne en faveur de l'adoption des services internet et des technologies Grid dans de nombreux secteurs économiques", a déclaré Matt Bross, directeur technique du groupe BT. "Étant donné que BT développe ses activités de services de réseau convergés, de telles initiatives contribuent à réaliser notre projet de devenir le leader mondial en solutions TIC centrées réseau sûres et hautement performantes." Le projet Xtreemos bénéficie également
de cette nouvelle tranche de financement, avec 14,2 millions d'euros.
L'objectif de Xtreemos, projet intégré coordonné
par l'INRIA, est de concevoir, mettre en oeuvre, évaluer et
distribuer un système d'exploitation Grid à source ouverte
(appelé Xtreemos) qui assistera les organisations virtuelles. S'appuyant
sur le succès du logiciel libre Linux, Xtreemos serait installé
sur toutes les machines participant au Grid. En libérant les utilisateurs
de la gestion complexe des ressources d'un environnement Grid, Xtreemos
faciliterait grandement la participation à une organisation virtuelle. D'après un communiqué de presse de la Commission
européenne, IP/06/1201. RCN: 26365
Comment convertir le CO2 en carburant ? Un projet de recherche d'avant-garde, financé au titre du 6e PC de la Commission européenne, a abouti à la découverte d'une méthode de transformation des rejets de dioxyde de carbone (CO2 ) en combustible utile. Le projet Electrocatalytic gas-phase conversion of CO2 in confined catalysts (ELCAT, conversion électrocatalytique en phase gazeuse du CO2 dans des catalyseurs confinés) est une entreprise commune de l'institut Max Planck (Allemagne), de l'université Louis Pasteur (France) et de l'université de Patras (Grèce), coordonnée par des chercheurs de l'université de Messine (Italie). Ce projet spécifique de recherche ciblée (Specific Targeted Research Project, STREP) est financé dans le cadre du programme sur les sciences et technologies nouvelles et émergentes (New and Emerging Science and Technologies, NEST) du 6e PC. L'équipe du projet a cherché comment capter le carbone "perdu" dans le CO2, le rejet le plus commun résultant de la combustion des carburants fossiles et le plus important des gaz à effet de serre, en grande partie responsable du réchauffement climatique. Si le CO2 n'est pas le plus dangereux des gaz à effet de serre, il est de loin le plus abondant et les niveaux de CO2 dans l'atmosphère, qui sont étroitement contrôlés, font apparaître une corrélation troublante avec les augmentations de température de l'air et des océans. "La conversion du CO2 en combustible n'est pas du domaine du rêve, mais une possibilité effective qui nécessite la poursuite de la recherche", a déclaré le directeur de l'équipe, le professeur Gabriele Centi de l'université de Messine, dans une interview accordée à la revue New Scientist. Les résultats de ce projet, une fois affinés, pourraient favoriser la transformation du rêve en réalité, à savoir capter le CO2 présent dans l'atmosphère pour le convertir en combustible utile. L'un des problèmes posés par le CO2 est son extrême stabilité. Une fois formées, les valences chimiques du CO2 sont extrêmement difficiles à rompre. La nouvelle technique permet à des catalyseurs spéciaux de briser ces valences et de créer des molécules à longue chaîne de carbone pouvant facilement être converties en combustible. C'est à juste titre que l'on peut parler de recherche d'avant-garde. Il faut habituellement une énergie énorme pour briser ces valences chimiques, même par catalyse. Les chercheurs ont utilisé une méthode en deux étapes. La lumière solaire a tout d'abord été associée à un catalyseur en titane pour décomposer les molécules d'eau, libérant ainsi des protons libres (ions d' hy d r o g è n e ), des électrons et de l'oxygène. Ces électrons libres ont ensuite été utilisés pour réduire le CO2 et lier les atomes de carbone entre eux au moyen de catalyseurs en platine et en palladium disposés à l'intérieur de nanotubes de carbone. A l'étonnement des chercheurs, la méthode
est suffisamment efficace pour produire des molécules de huit ou
neuf longues chaînes d'hydrocarbone à 1 % d'efficacité
à température ambiante, c'est-à-dire qu'elle est
déjà deux à trois plus efficace que n'importe quel
autre processus industriel. Si elle était associée à A l'occasion d'un exposé à l'American Chemical Society à San Francisco (États-Unis) le 13 septembre 2006, le professeur Centi a déclaré que la production viable de chaînes d'hydrocarbone issues du CO2 pourrait commencer "dans une décennie". D'après l'article "Solar alchemy turns fumes
back into fuels", publié dans le New Scientist le 16 septembre
2006. RCN: 26343
Etude Eurostat - Produits de hautes technologies : environ 20 % des importations
et des exportations de l'UE-25. Selon le dernier rapport sur la science, la technologie et l'innovation en Europe, les produits de haute technologie ont représenté environ 20 % des importations et des exportations de l'UE-25 en 2004. Publié par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, ce rapport indique que Malte est, de tous les pays de l'UE, celui qui a enregistré la plus grande partie de ses recettes d'exportation dans le secteur de la haute technologie. Les produits et services de haute technologie ont ainsi représenté 56 % de ses exportations en 2004. L'Irlande occupe le deuxième rang avec 29 %. Ce résultat s'expliquerait par les mesures fructueuses mises en place par le gouvernement et qui ont permis à des entreprises informatiques telles que Apple Computer, Dell et Intel d'établir des centres de fabrication, de distribution et de services sur le territoire irlandais. Les États-Unis et le Japon ont enregistré respectivement 29 % et 22 % de leurs recettes d'exportation dans ce secteur. Le Royaume-Uni affiche un résultat de 23 %, suivi de la Hongrie (22 %) et la France (20 %). L'Allemagne reste à la traîne avec 15 %. Le rapport, dont les résultats portent sur l'année 2004, révèle également que les exportations de produits de haute technologie ont dépassé les importations dans huit États membres. L'Allemagne arrive en tête avec 112,3 milliards d'exportations contre 99,9 milliards d'importations. Viennent ensuite l'Irlande (24,5 milliards contre 14,2 milliards), la France (72,9 milliards contre 69,3 milliards), la Finlande (8,8 milliards contre 6,1 milliards) et la Suède (14 milliards contre 11,7 milliards). Aux termes de la définition formulée par Eurostat, la haute technologie englobe davantage de produits que les seuls ordinateurs et imprimantes. Elle comprend les appareils électroniques de consommation, les produits pharmaceutiques, les instruments scientifiques et l'aérospatiale. En ce qui concerne les services, les technologies de l'information prédominent dans les secteurs des télécommunications, de l'informatique et des activités connexes, ainsi que de la R & D. L'Allemagne excelle dans le nombre d'emplois créés dans la production de pointe. Des 196 702 entreprises manufacturières établies en Allemagne, 11,2 % étaient actives en 2004 dans le secteur de la haute technologie, un chiffre supérieur à la moyenne de 6,8 % enregistrée par les 25 États membres de l'UE. Les pays d'Europe centrale et orientale n'accusent qu'un
léger retard, la République tchèque affichant un
résultat de 9 %, la Slovaquie de 8,6 %, la Slovénie de 8,4
% et la Hongrie de 8,3 %.
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Newsletter Europe | Novembre 2006
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