Contacts rédaction : Nicolas CHEHANNEMartine LIOGIER - Elisabeth PON  
Se désinscrire  

   
Brèves et actualités | Technologies et innovation


Environnement : des projets pilotes de la Commission incitent des industriels à prendre l'engagement d'élaborer des produits plus écologiques.


Deux projets pilotes de la Commission européenne destinés à réduire l'incidence environnementale de produits usuels ont amené des fabricants de téléphones portables et de mobilier de jardin en bois à chercher de nouvelles solutions pour réduire les effets de leurs produits sur l'environnement. Sous la houlette du groupe finlandais Nokia, un grand nombre de sociétés se sont volontairement engagées à faire des efforts supplémentaires pour réduire la consommation énergétique des téléphones portables et la quantité de matériaux dangereux entrant dans leur composition et pour sensibiliser davantage le consommateur au recyclage. Le groupe français Carrefour et d'autres parties prenantes se sont engagés à modifier la conception des chaises de jardin en bois tropical afin d'en réduire l'incidence environnementale. La Commission, qui a lancé le projet il y a deux ans, contrôlera le respect de ces engagements. Elle demande maintenant aux autres industriels de s'inspirer de ces exemples pour réduire l'incidence environnementale de leurs produits.

M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement, a déclaré: "Consommatrices de ressources, d'énergie et de transports et productrices de déchets, la production et la consommation de produits ont, dans leur ensemble, une incidence environnementale énorme. Nos projets pilotes ont eu le mérite de démontrer qu'une politique intégrée des produits peut réduire cette incidence. Je félicite les sociétés Nokia et Carrefour qui ont ouvert la voie et je constate avec satisfaction que les sociétés participantes ont pris des engagements allant dans le même sens. Je recommande vivement aux autres industriels de prendre des mesures similaires pour rendre leurs produits plus écologiques. "

M. Veli Sundbäck, vice-président de Nokia, responsable de la communication de l'entreprise, a affirmé: "L'efficacité de la téléphonie mobile apporte de multiples avantages à nos sociétés et à l'environnement, mais nous souhaitons également que nos produits deviennent de plus en plus écologiques. Le secteur de la téléphonie mobile a donc une responsabilité à assumer. Nokia a proposé à la Commission de piloter le projet visant à réunir des organisations industrielles et environnementales pour concevoir des idées nouvelles et pour prendre des engagements concrets."

M. Roland Vaxelaire, directeur qualité, responsabilité et gestion du risque chez Carrefour, s'est pour sa part exprimé en ces termes: "Nous avons été heureux de partager notre expertise en matière d'intégration des considérations environnementales et sociales dans le cadre de notre approvisionnement en mobilier de jardin en bois tropical. Carrefour appuie fermement la demande présentée par plus de soixante-dix sociétés en faveur d'une réglementation interdisant l'importation de bois et produit forestier de provenance illégale sur le marché européen."

L'approche fondée sur le cycle de vie.
Les projets pilotes ont mis en exergue les avantages environnementaux de l'"approche fondée sur le cycle de vie", qui est au cœur de la politique intégrée des produits (PIP), et ceux des nouvelles stratégies thématiques de la Commission sur la gestion des ressources naturelles et des déchets. L'approche fondée sur le cycle de vie tient compte de l'incidence environnementale à chaque étape de la vie du produit, depuis l'extraction des matières premières et de l'énergie nécessaires à son élaboration jusqu'au stade ultime du recyclage ou de l'élimination du produit et de ses composants.

Source : Commission Européenne Représentation régionale à Marseille
Infos rapides du 21 septembre 2006


Un projet européen mesure la qualité et la viabilité des logiciels libres

L'Union européenne finance un consortium qui se destine à tester la qualité des logiciels libres.

L'Observatoire de la qualité des logiciels libres (SQO-OSS) a reçu 1,6 million d'euros au titre du sixième programme-cadre (6e PC) de l'UE, tandis que le coût total du projet est estimé à 2,47 millions d'euros.

SQO-OSS entend développer une série d'outils d'évaluation de la qualité des logiciels afin d'analyser et d'étalonner la qualité des codes sources et de démontrer leur adéquation aux fins d'un déploiement dans les entreprises.

En aidant les concepteurs de logiciels européens à améliorer la qualité de leurs codes et en fournissant une preuve scientifique de la qualité des logiciels libres, le consortium espère accroître l'adoption de ces logiciels parmi les entreprises et soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et les projets européens en concurrence avec de grandes sociétés mondiales.

Ce projet d'une valeur de 2,47 millions d'euros élaborera des critères métriques novateurs sur la qualité des logiciels et les associera, à travers le recours à l'extraction de données et à l'intelligence artificielle, afin de procurer aux utilisateurs et aux concepteurs des évaluations de qualité sans équivoque.

Paul Adams, directeur de recherche pour Sirius Corporation, a déclaré: «Les premières phases du projet concernent la production de nouveaux critères métriques pour l'évaluation de la qualité des logiciels. Eu égard à la nature de la source libre, nous ne sommes pas limités à l'examen des codes sources, mais nous pouvons également analyser les informations d'une liste de diffusion, l'utilisation de systèmes CVS et SVN, les bases de données sur la résolution des bogues, etc. Tous les aboutissements du processus de conception peuvent en théorie être passés au crible afin de déterminer leur influence sur la qualité.»

«Compte tenu de cette phase substantielle de collecte de connaissances, le codage ne débutera pas avant la fin de la première année du projet. Nous avons toutefois la ferme intention de parvenir à des outils fonctionnels dans les plus brefs délais.»

Le projet sera dirigé par l'université d'économie et de commerce d'Athènes.

Ses objectifs sont notamment les suivants:
- produire une plate-forme d'évaluation de la qualité, comprenant une interface pour l'internet et IDE, basée sur un module d'extension;
- mettre au point une série de critères métriques sur les logiciels qui prennent en considération les indicateurs de qualité à partir des données présentes dans le référentiel d'un projet à code libre;
- publier un répertoire d'applications de logiciels libres classées selon leur qualité;
- diffuser ses résultats sous la licence BSD afin de stimuler l'intérêt des entreprises.

Le professeur Diomidis Spinellis, directeur du projet, a commenté: «Une industrie arrive à maturité une fois que ses produits deviennent des biens courants normalisés. Grâce à l'évaluation objective de projets à code libre, SQO-OSS conférera à un grand nombre de projets modestes et peu connus la visibilité et la respectabilité qu'ils méritent.»

Pour tout renseignement complémentaire sur l'Observatoire de la qualité des logiciels libres, consulter:
www.sqo-oss.eu

Pour tout renseignement complémentaire sur la fiche de projet relative à SQO-OSS: cliquer ici

Source : Cordis Nouvelles - Date: 2006-10-24


De l'eau potable grâce au soleil.

Un nouveau projet financé par l'UE porte sur la mise au point d'une technique simple et bon marché de production d'eau potable pour les habitants des pays en développement.

Le projet SODISWATER, financé à concurrence de 1,9 million d'euros au titre du sixième programme-cadre de l'UE, vise à démontrer que la désinfection solaire de l'eau potable est une méthode efficace de prévention des maladies hydriques.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 1 milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable traitée. Chaque année, 1,6 million de personnes, des jeunes enfants pour la plupart, meurent de maladies diarrhéales telles que le choléra car ils n'ont pas accès à l'eau potable ni aux services d'assainissement de base. Des millions d'autres sont infectées par des parasites hydriques. Les objectifs du Millénaire pour le développement prévoient de réduire de moitié d'ici 2015 le nombre de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable ni à des services d'assainissement de base.

Exploiter l'énergie solaire pour désinfecter l'eau n'a rien d'une innovation: la technique était déjà utilisée en Inde il y a 4 000 ans. La désinfection solaire (SODIS) connaît néanmoins un regain d'intérêt ces dernières années, sa facilité d'utilisation et ses bas coûts la rendant idéale pour une application dans les pays pauvres en développement.

Le seul équipement requis pour SODIS est une bouteille d'eau et une alimentation constante en lumière solaire. La technique est simple. L'utilisateur retire d'abord par décantation ou filtration tous les éléments solides pouvant se trouver dans l'eau, laquelle est ensuite versée dans une bouteille transparente que l'on secoue vigoureusement pour aérer l'eau. Enfin, la bouteille est exposée en plein soleil durant environ six heures, ou plus si l'ensoleillement n'est que partiel.

Sous l'effet du soleil, la température de l'eau dépasse très rapidement les 50-60 °C. Grâce à cet échauffement, et aux radiations ultraviolettes du Soleil, de nombreux virus, bactéries et parasites présents dans l'eau sont éliminés en l'espace de quelques heures. La technique permettra dès lors de réduire l'incidence d'une série de maladies hydriques, dont le choléra, la dysenterie et la polio.

Le système SODIS, approuvé par l'OMS, s'est également révélé efficace en situation d'urgence, comme ce fut le cas après le tsunami qui a ravagé l'Asie en décembre 2004.

Les partenaires du projet SODISWATER espèrent démontrer que la désinfection solaire de l'eau potable est un moyen efficace de prévenir les maladies hydriques dans les pays en développement notamment, où beaucoup de personnes n'auraient autrement pas accès à l'eau potable.

Ils envisagent en outre d'améliorer la technique et d'en faciliter l'utilisation, en développant par exemple des indicateurs d'exposition de l'eau au soleil. Un autre volet du projet sera consacré à la photocatalyse, c'est-à-dire à l'utilisation de catalyseurs (dans ce cas, des nanoparticules) pour accélérer la destruction des microbes par le soleil. Ce volet est important, l'OMS ayant identifié le temps nécessaire pour détruire les microbes comme une objection potentielle de l'utilisateur au processus.

«Notre recherche a montré que le processus de désinfection solaire peut être considérablement amélioré par l'utilisation de matériaux photocatalytiques, et ce sans coût additionnel majeur», a expliqué M. Tony Byrne, de l'université de l'Ulster, un des partenaires SODISWATER.

Les partenaires étudieront également les facteurs susceptibles de freiner une communauté dans sa volonté d'adopter SODIS et testeront une série de stratégies en vue d'améliorer son déploiement dans des régions aux contextes sociaux et culturels différents.

Enfin, le consortium lancera une campagne d'éducation dans les pays en développement et organisera des ateliers à l'attention des organismes d'aide afin de les informer sur le système et de leur apprendre à l'utiliser.

Selon M. Byrne, tout l'intérêt de ce projet réside dans la participation de partenaires africains qui connaissent la réalité de terrain; sur les neuf partenaires au projet, trois sont africains.

Pour tout renseignement complémentaire, consulter:
http://www.rcsi.ie/sodis/

Source : Cordis Nouvelles - Date: 2006-10-25

— Newsletter Europe | Octobre 2006—