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Brèves et actualités | Technologies et innovation
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Ces travaux de recherche, menés par des scientifiques de l'université d'Umea en Suède, ont mis en lumière ce qui peut transformer une vague normale en vague géante sur des mers apparemment calmes. Ces vagues ne sont pas des tsunamis - lesquels sont provoqués par des tremblements de terre sous-marins - mais des vagues ordinaires qui gonflent et se transforment en murs d'eau géants d'une puissance mortelle. Alors que les récits de marins rapportent depuis des siècles des exemples de ces vagues exceptionnelles, le premier compte rendu factuel de vague monstrueuse ne date que de 1995. Le 1er janvier, la plate-forme pétrolière Draupner située en mer du Nord a été frappée par une vague de près de 20m de hauteur dans une zone maritime où l'on n'enregistre jamais de vagues de plus de 6 à 7m. La plate-forme a été endommagée par cette vague. Les navires qui subissent l'assaut de ce type de vague peuvent être rapidement submergés, et de telles lames de fond ont, dans le passé, été impliquées dans plusieurs naufrages restés inexpliqués. Des informations non scientifiques font état de vagues de quelque 30m de hauteur (l'équivalent d'un immeuble de 12 étages), mais la plus grosse vague jamais enregistrée officiellement était haute de 29,1m de la crête au creux et a été mesurée à Rockall au large de la côte occidentale écossaise en 2000. "Le déferlement d'une vague géante peut avoir des conséquences catastrophiques pour les personnes travaillant sur les navires et les plates-formes pétrolières. Les conclusions de ces nouveaux travaux de recherche peuvent améliorer nos connaissances sur les causes et le mode de formation de ces vagues monstrueuses. Les informations détaillées sur ce phénomène serviront de base à l'élaboration de méthodes de prévision du trajet de ces vagues", a déclaré le chercheur Mattias Marklund, professeur de physique à l'université d'Umea. Les résultats sont publiés dans la dernière édition de la revue "Physical Review Letters". L'équipe de recherche a montré que les vagues exceptionnelles résultent d'interactions spéciales entre les vagues ordinaires et le vent. Les vagues peuvent aspirer l'énergie de vagues voisines. Des simulations sur ordinateur montrent l'influence d'un effet "non linéaire" et la possibilité pour les vagues de gonfler extrêmement rapidement. Ces résultats confirment les recherche effectuées dans
le cadre du projet MaxWave du Cinquième programme-cadre (5e
PC), qui a utilisé les satellites ERS (Earth Remote Sensing)
de l'Agence spatiale européenne pour étudier les mers en
2001 et enregistré 10 vagues de 25 mètres de haut sur une
période de trois semaines. Source : Cordis Nouvelle - 10/08/06 Des scientifiques italiens ont mis au point un système permettant d'écouter les bruits émis par les volcans actifs et d'utiliser ces informations pour prévoir les prochaines éruptions. Les relevés de données sismiques provenant des volcans sont convertis en musique selon un procédé appelé "sonification". On ne peut affirmer que les volcans ont un talent équivalent à celui de Tom Jones, par exemple, mais le résultat correspond bien à de la musique. L'oreille humaine est très attentive aux modèles et si des modèles cohérents étaient révélés par les données, des représentations audibles pourraient conduire les chercheurs à repérer facilement les modèles. "L'oreille humaine est un appareil logarithmique. Elle est beaucoup plus sensible que l'oeil humain, déclare le professeur Roberto Barbera, physicien à l'université de Catane (Italie). Elle nous permet de comprendre des choses que nous ne pourrions pas saisir autrement", a-t-il expliqué à la revue New Scientist. Ainsi, les modèles qui pourraient être perdus dans une masse de données pourraient être aisément extraits. A ce jour, les travaux de l'équipe ont porté sur le mont Etna, le volcan sicilien qui est en éruption quasi permanente et, plus récemment, sur le volcan Tungurahua en Equateur. La technique implique la mesure des relevés sismiques complexes des volcans, puis l'utilisation des grands systèmes en réseau, tels que GEANT2 (européen) et le nouveau système ALICE-RedCLARA (sud-américain) pour traiter les informations. "La sonification des données peut être considérée comme la contrepartie acoustique de la visualisation graphique des données et elle est cruciale pour approfondir nos connaissances des modèles sismiques volcaniques afin de mieux comprendre l'activité volcanique, surtout quand cette activité précède des phénomènes éruptifs", a déclaré l'initiateur de cette technologie, le Dr Domenico Vicinanza, qui travaille aujourd'hui au CERN. Les bruits enregistrés peuvent être traduits en diverses sonorisations. Deux versions (voir ci-dessous), fournissent des interprétations pour piano. La partition de l'Etna est rapide, trépidante, avec des pauses fréquentes, alors que la partition du Tungurahua est plus lente et plus fluide. Les deux partitions pourraient passer pour de véritables morceaux de musique atonale d'avant-garde. Le traitement des informations est dû à deux projets financés au titre du Sixième programme-cadre: EGEE (Enabling Grids for E-SciencE) et EELA (E-Infrastructure shared between Europe ans Latin America). Pour les travaux sur le volcan Tungurahua, une liaison transatlantique à 622 Mbps est utilisée pour connecter GEANT2 au réseau ALICE-RedCLARA. "En incluant les volcans d'Amérique latine
à ces travaux de recherche, nous espérons pouvoir nous appuyer
sur les données et les informations extensives que nous avons déjà
obtenues en étudiant l'Etna et développer encore ces connaissances",
a expliqué le professeur Barbera. Pour écouter la "prestation" du Tungurahua, consulter:
Pour tout renseignement complémentaire sur les systèmes
GRIDS, consulter: Source: CORDIS nouvelles - Août 2006
Lutte contre les maladies rares : 22 nouveaux médicaments orphelins
en cinq ans. Au sein de l'UE, seul un petit nombre de patients sont atteints de l'une ou l'autre des cinq à sept mille maladies rares. Les médicaments orphelins sont destinés au traitement de ces pathologies rares particulièrement graves, voire mortelles. Pendant cinq ans, la Commission européenne, l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) et les États membres ont proposé à l'industrie pharmaceutique des incitations à la recherche, au développement et à la mise sur le marché de tels médicaments dans les domaines du cancer, des troubles du métabolisme, de l'immunologie, ainsi que des affections cardiovasculaires et respiratoires. Dans les conditions normales du marché, de tels médicaments n'auraient pas été développés. Un rapport publié aujourd'hui montre que la politique de l'UE en faveur des médicaments orphelins porte ses fruits. Entre avril 2000 et avril 2005, le programme d'incitation a suscité 450 demandes de désignation orpheline. Les premiers 22 nouveaux médicaments orphelins pour le traitement de 20 maladies rares chroniquement invalidantes ou mettant la vie en danger ont, dès à présent, obtenu une autorisation de mise sur le marché (voir liste en annexe). Par ailleurs, quelque 270 autres médicaments ont déjà été désignés comme orphelins, mais sont encore soumis à des essais cliniques. Günter Verheugen, commissaire aux entreprises et à l'industrie, a déclaré: "Les résultats indiquent que nous sommes sur la bonne voie. Déjà plus d'un million de patients souffrant de maladies rares dans l'UE peuvent bénéficier des 22 nouveaux médicaments orphelins. De plus, la législation de l'UE a stimulé l'activité industrielle en conduisant à la création d'entreprises dotées d'un potentiel prometteur en matière de haute technologie." Deux raisons principales expliquent qu'un médicament soit désigné comme orphelin: soit la maladie concernée touche moins de 5 personnes sur 10 000 dans l'UE ("critère de prévalence"), soit il est peu probable que la commercialisation du médicament génère des bénéfices suffisants ("critère de rentabilité insuffisante de l'investissement"). Le règlement (CE) n° 141/2000 a introduit la possibilité de mettre sur le marché un médicament orphelin via une procédure communautaire débouchant sur une autorisation de mise sur le marché unique, valable dans l'UE tout entière. Cette procédure dite "centralisée" (dans le cadre de laquelle l'autorisation est octroyée sous la forme d'une décision de la Commission fondée sur une évaluation scientifique de l'Agence européenne des médicaments EMEA) offre l'avantage de donner accès, au moyen d'une seule autorisation, au marché de l'UE dans sa plus vaste étendue possible. Depuis novembre 2005, la procédure centralisée est obligatoire pour les médicaments orphelins. En outre, une période de dix ans d'exclusivité commerciale est accordée aux médicaments orphelins, ce qui est considéré comme la principale incitation au développement de tels médicaments. Parmi les autres incitations figurent une réduction des redevances dues à l'EMEA (p. ex. pour l'assistance à l'élaboration de protocoles, la demande d'autorisation de mise sur le marché, les inspections et les modifications), un soutien à la recherche sur les maladies rares et des conseils de l'EMEA sur les divers tests et essais à réaliser pour démontrer la qualité, la sécurité et l'efficacité du médicament.
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Newsletter Europe | Juillet & Août 2006
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