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Politique européenne de sécurité
et de défense : la recherche dans les starting-blocks.
Dans le long cheminement, entamé il y a plus de quinze ans, pour
constituer une véritable politique européenne de sécurité
et de défense, la coopération sur le terrain de la recherche
et de la technologie avance à grand pas. Au-delà des progrès
complexes qu'entraîne une solidarité militaire et diplomatique
accrue entre Etats membres - traditionnellement souverains en ces matières
- ce domaine est, en effet, propice à la mise en oeuvre d'une politique
commune pilotée par l'Union en vertu de ses compétences
pour soutenir la recherche. Après les trois années "pilotes"
d'une Action préparatoire lancée en 2004, la recherche
sur la sécurité sera un chapitre à part entière,
pour lequel la Commission a proposé une dotation budgétaire
septennale de l'ordre d'un milliard d'euros dans le septième
programme-cadre débutant l'année prochaine.
L'introduction d'un important volet de recherche Sécurité
constitue donc une des innovations marquantes du prochain programme-cadre
2007-2013.
Par rapport aux priorités expérimentées dans
l'Action préparatoire, quatre axes de recherches devraient être
développés :
- la protection contre les menaces terroristes et criminelles,
- la sécurité des infrastructures et des services collectifs,
- le contrôle et la surveillance des frontières,
- le management des crises et de restauration de la sécurité.
Les activités du programme prendront également en compte
les aspects concernant l'intégration et l'interopérabilité
des systèmes nationaux européens, les garanties de respect
de la vie privée et des libertés et la coordination avec
d'autres structures de développement européennes en matière
de sécurité - en particulier avec l'Agence européenne
de défense.
Pour la préparation et la future gestion du programme, la Commission
s'appuie sur une structure consultative de 50 membres - l'European Security
Research Advisory Board (ESRAB) -, représentative d'un éventail
étendu d'acteurs européens concernés par ce domaine
(autorités de défense et de sécurité des Etats
membres, monde industriel, monde de la recherche, etc.).
Pour plus d'information : consulter l'article RTD info :
http://ec.europa.eu/research/rtdinfo/49/article_4090_fr.html
Source : Magazine RTD info - Mai 2006
Une innovation de
la proposition de la Commission relative aux règles de participation
au 7ème PCRD : le fonds de garantie.
I. La proposition de la Commission
Dans le 6ème PCRD, si un contractant ne s'acquitte
pas de ses obligations et si le consortium auquel il appartient n'y porte
pas remède, la Commission peut demander le remboursement de la
subvention qu'elle a accordée à ce contractant. Si celui-ci
n'honore pas le remboursement de cette dette, elle peut dans certaines
conditions et en dernier ressort, après que toutes les autres voies
possibles ont été explorées en tenir responsables
les autres membres du consortium qui assument ainsi une responsabilité
collective. Ceux-ci doivent alors rembourser la subvention accordée
au partenaire défaillant.
La proposition de la Commission pour les règles
de participation au 7ème PCRD (1) maintient la responsabilité
collective du consortium pour l'exécution des tâches techniques,
mais dans l'hypothèse où l'un de ses membres serait défaillant
et ne pourrait rembourser ses dettes aux Communautés, la responsabilité
collective financière établie dans le 6ème PCRD est
supprimée et un nouveau mécanisme d'"assurance"
est introduit pour les contrats de recherche. Ce mécanisme est
financé par une petite contribution prise sur les subventions accordées
aux entreprises et aux participants dont la participation n'est pas garantie
par un Etat (cf. Annexe I).
L'objectif est de faciliter la participation, notamment
pour les PME et d'accélérer les procédures. En effet,
les garanties bancaires ne seraient plus demandées que dans des
cas exceptionnels.
Les montants retenus non utilisés seront réaffectés
aux actions de recherche du PCRD.
II. L'avis de la Cour des comptes européenne
- Dans un avis récent (2), la Cour des comptes recommande la suppression
de ce mécanisme. Elle met en avant les arguments suivants:
1. Dans le cas usuel où un préfinancement est prévu,
cette disposition ne dispense pas l'ordonnateur de réduire les
risques en exigeant des garanties bancaires conformément à
l'article 118 du Règlement financier (3) et à l'article
182 de ses modalités d'exécution (4).
2. Ce mécanisme étant du type "assurance" répartit
le risque sur les participants stables du consortium et au-delà
sur toutes les actions de recherche du PCRD.
3. La proposition de la Commission introduit une différence de
traitement entre les contractants qui peut décourager la participation
des entités privées et réduire les fonds dont elles
disposent pour la recherche.
4. L'expérience des PCRD précédents montre que le
nombre de cas concernés serait extrêmement faible.
5. Le fonds de garantie couvre le risque financier supporté par
le budget communautaire en utilisant des crédits de recherche.
6. La possibilité de réaffecter les fonds non utilisés
à la recherche n'est pas assurée.
Pour ces raisons, la Cour des comptes recommande la suppression du fonds
de garantie, mais elle ne se prononce pas explicitement sur le maintien
ou non d'une responsabilité collective des contractants en cas
d'incapacité de l'un d'entre eux à rembourser sa dette à
la Communauté. Sans que celle-ci soit systématique, elle
ne semble pas exclure d'y recourir de façon occasionnelle.
III. Commentaires
Les arguments
de la Cour des comptes ont leur poids. Mais les efforts visant à
réduire les risques encourus par les participants méritent
d'être salués (5). La solution retenue pour le 6ème
PCRD protégeait parfaitement les intérêts de la Communauté,
mais elle pouvait avoir des effets dissuasifs pour certains et conduire
à éliminer des consortia les partenaires les plus faibles
et notamment les PME. L'idée de substituer un mécanisme
d'assurance à la responsabilité collective apparaît
donc séduisante et ne peut être rejetée sur la base
du seul examen du dispositif proposé. Encore que, comme le rappelle
la Cour, les efforts entrepris pour réduire les risques doivent
être proportionnés aux bénéfices que l'on en
retire.
Il est vrai que le risque couvert ici concerne les cas rares où
le consortium n'ayant pu remplir ses obligations (en particulier si le
projet n'a pu être mené à terme) le remboursement
des subventions accordées est exigé et où l'un des
partenaires ne peut s'acquitter de sa dette. Que cette circonstance ne
se présente, semble-t-il, que très rarement ne veut pas
dire qu'il ne faille pas se prémunir contre son occurrence.
Ceci étant, on peut se demander :
- si la prise d'une assurance doit alors être obligatoire ou facultative;
- et, dans l'hypothèse où elle serait facultative et où
le consortium ne retiendrait pas cette option, si le principe de responsabilité
collective doit être maintenu de façon obligatoire ou laissé
à l'initiative de la Commission;
- dans l'hypothèse où le recours à une assurance
est choisi ou imposé: si celle-ci doit suivre le mécanisme
proposé ou faire appel à des dispositifs de couverture de
risques plus traditionnels et d'ordre privé;
- si dans le cas du recours à des assurances privées, leur
coût pourrait être considéré comme un coût
éligible.
La plus grande souplesse serait offerte par un dispositif qui laisserait
le choix au consortium entre:
- une responsabilité collective;
- ou, soit une assurance privée,
- soit une retenue sur le projet.
Il n'est pas sûr que la simplicité des procédures
y gagnerait.
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(1) COM(2005)705 final
(2) Opinion N° 1/2006
(3) OJ L 248, 16.9.2002 (modifié par OJ L 25 , 30.1.2003
(4) OJ L 357, 31.12.2002)
(5) Accessoirement ce mécanisme réduit les conséquences
pécuniaires pour l'ordonnateur qui aurait commis des fautes personnelles
graves dans le traitement du dossier concerné, conséquences
qui sont prévues par l'article 66 du règlement financier.
La conjonction de deux évènements rares ou exceptionnels:
partenaires défaillants et faute personnelle grave de l'ordonnateur,
rend une telle hypothèse hautement improbable. Par ailleurs le
mécanisme d'assurance proposé pour le 7ème PCRD et
le principe de responsabilité collective retenu pour le 6ème
PCRD ont à cet égard des effets très voisins. Cet
élément ne doit donc pas intervenir dans une comparaison
des deux dispositifs.
Source : Clora - 3 mai 2006 - Jean-Michel CHASSERIAUX (IRD)
Innover grâce
aux Fonds Structurels.
D'ici la mi-2007, la Direction
Générale Politique Régionale organise une série
de conférences sur le thème "Les régions,
actrices du changement économique".
Ces conférences sont conçues pour fournir aux praticiens
(les autorités nationales, régionales et de gestion) des
occasions d'apprentissage et d'examiner les différentes façons
dont la politique de cohésion de l'Europe contribue au processus
de Lisbonne et à l'agenda "De
la croissance, des emplois".
La première conférence est prévue les 12 et 13
juin 2006 à Bruxelles. Elle sera l'occasion de se focaliser
sur l'examen des meilleures pratiques en matière de stimulation
du transfert de connaissances, d'innovation et de groupements.
Les débats de ces deux journées s'articuleront autour de
trois questions majeures :
- comment créer le bon environnement pour l'innovation,
- comment renforcer la collaboration entre le secteur public et privé,
- comment établir des partenariats et maximiser les synergies.
Pour plus d'information sur le programme de cette conférence et
s'inscrire :
http://ec.europa.eu/comm/regional_policy/conferences/innovating_june06/home_fr.cfm
http://ec.europa.eu/comm/regional_policy/conferences/innovating_june06/registration_fr.cfm
Source : Eurosfaire - Mai 2006
Projet ARISE: atelier
sur les mesures d'impact des politiques d'innovation régionales
- le 6 juin 2006 à Marseille (Chateau Gombert).
Méditerranée Technologies organise un atelier
de travail sur les mesures d'impact des politiques d'innovation qui se
tiendra à Château Gombert le 6 juin prochain à partir
de 9h30 dans le cadre du projet ARISE (Accelerating Regional Innovation
Systems Exchanges).
Tous les acteurs régionaux de l'innovation sont invités
à participer.
Ce projet, co-financé par la Commission Européenne et coordonné
par Méditerranée Technologies pour le compte de la Région
PACA, et qui rassemble également des Italiens, Lituaniens, Britanniques,
Autrichiens, et Suédois, est centré sur les mesures d'impact
des politiques d'innovation régionales. Après une première
phase de mise en route, d'apprivoisement mutuel, de génération
de consensus entre les diverses approches régionales et nationales,
le projet sapproche au coeur du sujet, avec la composition des paniers
d'indicateurs liés à l'innovation.
Pour en savoir plus sur le projet : www.arise-project.com
Objectif de latelier : informer les acteurs du système
régional d'innovation en PACA sur l'évolution du projet
et recueillir auprès d'eux des bonnes pratiques et des idées
pertinentes en vue de la définition d'un tableau de bord de l'innovation
en Région.
L'agenda de 9h30 à 12h30 :
- Présentation du projet ARISE
- Définition d'un tableau de bord de l'innovation : la méthodologie
suivie
- Indicateurs de contexte et indicateurs de contenu
- Questions et discussions
Le lieu : Maison du Développement Industriel (MDI)
Salle de réunion rez-de-chaussée
Technopole de Château - Gombert
Inscription obligatoire :
Méditerranée Technologies / Gabriella Fiori
Email : fiori@mediterranee-technologies.com
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