|
Industrie agroalimentaire : la fin des " fausses promesses "
en matière d'allégations nutritionnelles.
Le 16 mai dernier, le Parlement européen a voté en deuxième
lecture la proposition de règlement de la Commission sur les allégations
nutritionnelles et de santé. Cette proposition vise, d'une part,
à créer une situation équitable pour tous les fabricants
qui souhaitent recourir à des allégations nutritionnelles
et de santé et, d'autre part, à garantir pour les consommateurs
la véracité et l'exactitude des informations figurant sur
les étiquettes des denrées alimentaires. Elle définit
des conditions strictes pour l'utilisation des allégations nutritionnelles
telles que " faible teneur en matières grasses ", "
riche en fibres ", " riche en protéines " ou "
teneur réduite en sucres ". Les fabricants devront respecter
certains seuils fixés pour pouvoir formuler de telles allégations.
Par ailleurs, un registre des allégations de santé autorisées
jusqu'à présent devrait être établi, permettant
aux fabricants qui souhaitent introduire un produit avec une allégation
de santé particulière de simplement consulter le registre
en vue de connaître les règles à respecter et de ne
pas devoir passer par le processus de l'autorisation lui-même.
Dans les semaines à venir, le Conseil doit donner son accord politique
sur les amendements du Parlement, avant d'adopter officiellement le règlement
en automne.
Plus d'informations sont disponibles à l'adresse ci-dessous
:
http://ec.europa.eu/comm/food/food/labellingnutrition/claims/index_en.htm
Propriété industrielle : le système d'enregistrement
des dessins ou modèles de l'UE bientôt relié au système
international de l'OMPI.
Le Parlement européen a voté le 18 mai dernier en faveur
des propositions de la Commission visant à relier le système
des dessins ou modèles communautaires, qui protège les dessins
ou modèles au sein de l'UE, au système international d'enregistrement
des dessins et modèles industriels auprès de l'Organisation
mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) Les propositions
permettront aux entreprises d'obtenir, moyennant une demande unique, la
protection d'un dessin ou modèle non seulement à travers
l'UE, grâce au dessin ou modèle communautaire, mais également
dans les pays parties à l'acte de Genève de l'arrangement
de la Haye concernant l'enregistrement international des dessins et modèles
industriels. La première proposition porte sur l'adhésion
de la Communauté européenne à l'acte de Genève.
La seconde proposition contient des dispositions nécessaires pour
donner effet à cette adhésion en particulier par une modification
nu règlement 6/2002 du Conseil sur les modèles ou dessins
communautaires.
L'acte de Genève, signé le 2 juillet 1999, est devenu pleinement
opérationnel le 1er avril 2004. Il permet aux créateurs
d'obtenir des dessins ou modèles industriels dans un certain nombre
de pays moyennant une demande d'enregistrement international unique déposée
auprès du bureau international de l'OMPI, qui remplace l'ensemble
des enregistrements effectués auprès de plusieurs offices
nationaux ou régionaux différents.
Pour aller plus loin :
http://ec.europa.eu/internal_market/indprop/design/index_fr.htm
TVA et commerce électronique
: la Commission européenne propose de proroger la période
d'application de la directive.
La Commission européenne a proposé le 15 mai dernier de
proroger la période d'application de la directive " TVA sur
le commerce électronique " (directive 2002/38/CE) jusqu'au
31 décembre 2008. Sans cette prorogation, on retournerait, pour
les services fournis par voie électronique ainsi que pour les services
de radiodiffusion et de télévision, aux règles en
vigueur avant les modifications introduites par la directive de proroger
la période d'application de la directive "TVA sur le commerce
électronique" (directive 2002/38/CE) jusqu'au 31 décembre
2008. Cela signifierait que les fournisseurs européens seraient
soumis à la TVA même pour les services fournis aux clients
hors de l'Union et qu'ils devraient subir la concurrence, dans l'Union,
des fournisseurs de pays tiers qui ne seraient pas assujettis du tout
à la TVA. La proposition ne contient pas d'autre modification.
Dans un rapport adressé au Conseil de l'UE, la Commission conclut
que la directive 2002/38/CE a fonctionné de manière satisfaisante
et a rempli son objectif de création de conditions de concurrence
équitables en matière de taxation des services électroniques.
Elle recommande de proroger la période d'application de la directive
jusqu'au 31 décembre 2008 ou jusqu'à ce que des mesures
plus générales à caractère permanent soient
mises en place.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la DG
Douanes et Fiscalité.
|