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7ème PCRD - Accord sur le budget pour 2007-2013. Le Parlement européen, qui avait rejeté les propositions budgétaires du Conseil en décembre dernier, et la Présidence autrichienne sont finalement arrivés à un accord le 4 avril dernier pour le prochain budget européen.
Les principales mesures suite aux négociations sont les suivantes : - 300 millions deuros supplémentaires alloués au budget du 7e PCRD. Le budget pour la période 2007-2013 devrait donc être de 48.081 milliards deuros (pour rappel, le budget du 6e PCRD était de 17 milliards deuros, ce qui représente une augmentation denviron 75% par rapport à celui-ci, alors que la Commission demandait un doublement (100% daugmentation) du budget). - 400 millions deuros supplémentaires alloués au budget du 1er PCIC (Programme cadre dinnovation et de compétitivité), qui devrait avoir un budget total de 3.3 milliards deuros.
Pour rappel, les perspectives financières (accord budgétaire pluriannuel) vont être rediscutées à mi-parcours. Une réallocation en faveur des politiques de recherche et dinnovation est alors envisageable.
Prochaines étapes : Il sagira ensuite, pour la Présidence finnoise (qui va commencer au 2e semestre 2006) de faire approuver rapidement le 7e PCRD et le 1er PCIC. Sources : Cordis News - PROTISVALOR (service Europe). Les grappes d'entreprises
encouragent l'innovation régionale. Parmi les intervenants figuraient Jozef Cornu, membre du groupe Aho qui a publié le récent rapport sur l'innovation européenne, Christian Ketels, un expert dans le domaine des grappes de l'école de commerce de Harvard, Carmen Becerril, directrice d'Acciona Energía, chargée d'encourager la mise en place d'une grappe d'entreprises dans le nord de l'Espagne, et Hannes Leo du Sectoral Innovation Watch. David White, directeur de la politique de l'innovation à la DG Entreprises et industrie, a débuté la session en déclarant que les grappes d'innovation constituent "l'un des plus grands atouts dont disposent les sociétés de l'UE". Le Dr Cornu a ouvert son intervention par un survol des résultats de l'étude menée par le groupe Aho. "Les tendances au sein de l'UE ne sont pas bonnes - production, vieillissement de la population, etc. Il existe de nombreux défis conséquents. Si les tendances se poursuivent pendant encore quinze ans, l'UE ne fera même pas partie du palmarès des six premières zones économiques. Les politiciens ne sont pas en mesure de relever le défi. Cela fait un peu penser aux 'Habits neufs de l'Empereur', en cela que tout le monde voit ce qui ne va pas, mais que personne n'y fait rien", a-t-il affirmé. "Nous devons créer un marché européen unique. Nous disposons de grappes de pouvoirs publics et de l'euro, mais le marché est fragmenté. L'industrie pharmaceutique déplace ses différentes bases de l'UE vers les Etats-Unis, pour la simple raison que les sociétés font face à un marché fragmenté. Il en va de même dans d'autres secteurs. Les péages routiers sont différents à travers l'UE. On se moquait autrefois des trains Eurostar ou Thalys qui recouraient à six systèmes de signalisation différents, mais les systèmes routiers sont encore plus compliqués en raison de la fragmentation du marché", a estimé le Dr Cornu. "Cette fragmentation constitue un problème qui affecte toutes les entreprises, surtout les jeunes entreprises. C'est à cause d'elle que les jeunes entreprises de l'UE reçoivent un sixième du financement de démarrage accordé aux jeunes entreprises américaines. Les jeunes entreprises de l'UE ont du mal à progresser pour devenir ne serait-ce que des moyennes entreprises. Les grappes d'innovation permettent d'améliorer les choses, car nous pouvons créer des centres d'excellence, propices à l'établissement de normes aux niveaux communautaire et culturel, et développer un marché unique", a-t-il souligné. Hannes Leo, du Sectoral Innovation Watch, qui se consacre à l'étude de domaines ayant des points communs avec les activités de grappe, en a expliqué les avantages pour les entreprises: "Il existe trois dimensions: les entreprises, en bénéficiant de travailleurs qualifiés, dégagent un avantage en termes de marché du travail, et cette démarche engendre des possibilités d'externalisation et des avantages technologiques", a-t-il commenté. Christian Ketels a examiné exactement ce en quoi consistent les grappes et, bien que globalement d'accord avec le Dr Cornu, il a fait savoir que, selon lui, les grappes ne peuvent fournir qu'une partie de la solution communautaire au malaise général: "Les grappes ne sont pas l'outil qui permettra de résoudre ces difficultés. Le marché unique doit de toute façon être concrétisé, mais cela ne suffit pas. Nous devons créer des infrastructures individuelles. Les grappes n'apportent certainement pas une solution au manque de capacité politique." "Mais nous devrions quand même favoriser la mise en place de grappes communautaires - celles-ci constituent en effet une réponse partielle au problème. Les grappes confèrent aux entreprises des avantages en termes de productivité. A titre d'exemple, les sociétés de l'UE partent désormais rejoindre la grappe de Boston. L'innovation est davantage orientée sur certains aspects géographiques, des pointes d'activité apparaissant sur la carte. Ces pointes modifient la façon dont les entreprises envisagent l'innovation. Tout est question de résultats. Les grappes offrent bel et bien un environnement propice à la transformation des idées en produits", a-t-il estimé. M. Ketels a donné les grandes lignes des deux modèles généraux de grappes: "Les grappes magnétiques attirent les ressources, tandis que les grappes de réseau disposent de réseaux couvrant toutes les disciplines. Les deux modèles fonctionnent, mais les exigences doivent être examinées. Dans l'UE, on trouve souvent des grappes qui se sont développées à partir d'une grappe appuyée par une seule industrie ou par les pouvoirs publics. Aux Etats-Unis, en revanche, on constate une plus grande collaboration entre grappes." Carmen Becerril d'Acciona Energía a expliqué comment les travaux pionniers menés par son entreprise dans le domaine des parcs éoliens dans une région d'Espagne relativement isolée, proche de Pampelune, a stimulé l'activité de grappes. "En 1990, nous avons installé nos premières tours de mesure dans la région de Navarre, et conclu que les ressources étaient suffisantes pour assurer la rentabilité de l'activité. En 1994, nous avons installé six turbines de 500 kilowatts près du village de Perdon. Nous avons jugé qu'il était important d'obtenir le bon vouloir des populations locales, le site étant implanté à proximité du village, et une enquête a révélé que le projet bénéficiait d'un soutien atteignant 85%", a-t-elle affirmé. "Nous avons prévu 1.000 mégawatts autour de Navarre, et en avons déjà mis en place 900. Il a fallu du temps pour éduquer et informer les populations locales, mais elles ont dès le départ fait preuve de bonne volonté. Notre priorité était l'énergie renouvelable. Aujourd'hui, 45% de l'énergie générée dans cette région est éolienne, et nous fournissons 3.500 mégawatts à travers le monde - ce qui représente une réduction de 2,3 millions de tonnes de CO2." Un tel niveau d'activité a permis à la région de Navarre de remporter plusieurs contrats, notamment dans les domaines de la fabrication de turbines et de la R&D, qui ont permis la création de 3.000 emplois, et cette croissance a propulsé l'Espagne à la deuxième place mondiale en matière d'énergie éolienne. "Nous nous lançons désormais dans l'énergie photovoltaïque, solaire, thermale, et de nombreux autres types, pour obtenir une vision générale des énergies renouvelables", a-t-elle ajouté. Mme Becerril a conclu en déclarant que si "la grappe a débuté en Navarre, elle s'est étendue à toute l'Espagne et pourrait maintenant s'élargir à l'ensemble de l'UE". M. White a enfin demandé aux membres du panel
ce qu'ils comptent faire pour stimuler une plus grande croissance à
l'échelle communautaire. Le Dr Cornu a lancé un appel à
une plus grande homogénéisation des marchés et à
une hausse des dépenses allouées aux projets imaginatifs.
M. Ketels souhaite que des stratégies claires soient élaborées
dans le cadre de l'agenda de Lisbonne et que les régions se développent
au moyen des instruments communautaires. Alors qu'elle aimerait assister
à un plus grand développement de l'industrie, M. Leo appelle
à une définition plus large de l'innovation.
La Banque européenne d'investissement lance son "Action de recherche universitaire".
L'action se compose de trois catégories distinctes: La première, intitulée "EIB University Research Sponsorship Programme" (Programme de soutien de la recherche universitaire BEI), apporte un soutien aux universités spécialisées dans quatre disciplines choisies par la BEI. Pour cette première année, la Banque consacrera ses efforts aux domaines suivants: évaluation financière et économique des impacts environnementaux (date limite de soumission: 9 mai); évaluation technologique et accélération de l'innovation (date limite: 16 mai); partenariats public-privé (date limite: 23 mai); et dimensions sociales du développement durable (date limite: 30 mai). La Banque octroie des bourses dans ces catégories pour une valeur annuelle pouvant atteindre 100.000 euros et une durée maximale de trois ans. La deuxième, "STAREBEI" (Stages de recherche BEI), permet d'accorder un financement aux étudiants qui travaillent sur des projets menés communément par la BEI et leur université. Le soutien revêt généralement la forme de stages qui font ensuite l'objet d'un suivi par l'intermédiaire de l'université et d'un conseiller pédagogique de la BEI. Les projets sont basés sur des travaux de recherche, et la période de suivi est de six mois à un an. Les étudiants sont également tenus de travailler pendant un certain temps à la BEI à Luxembourg. Enfin, l'objectif de l'action "EIB University Networks" (Réseaux universitaires BEI) consiste à créer des réseaux plus généraux avec les universités actives dans les domaines de prédilection de la BEI. Ces réseaux pourraient donner à ces universités le droit d'utiliser le label BEI dans leur littérature promotionnelle. La BEI offrira également désormais des bourses de moindre envergure ainsi que des stages dans des universités manifestant un intérêt clair à l'égard de l'UE. Les dates limites pour la présentation des propositions, sont
les suivants: Pour obtenir des informations détaillées sur ces programmes
et mécanismes, prière de consulter le site Web de la BEI
à l'adresse : Source : Cordis Nouvelles - 24/04/06
L'ENSAM et le Centre
CLAIRE collaborent avec la Roumanie dans le cadre du programme européen
SOCRATES. Des relations se développent également avec l'Université Transilvania de Brasov, plus particulièrement avec le département de génie mécanique et productique de cet établissement. La région de Brasov est un pôle industriel important marqué par les secteurs de l'aéronautique (Eurocopter Roumanie), de la machine agricole et du poids lourd. Ces échanges peuvent constituer des opportunités pour des entreprises qui souhaitent développer leur activité avec la Roumanie. Ainsi, les stagiaires roumains sont couramment recrutés comme ingénieurs par les entreprises françaises présentes dans ce pays. Contacts : Daniel BRUN-PICARD George MORARU Source : lettre CLAIRE N°10 Mars 2006
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Newsletter Europe | Avril 2006
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