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Brèves et actualités | Technologies et innovation

 

L'électronique renonce au plomb.

A partir de juillet 2006, les entreprises du secteur électronique seront contraintes d'utiliser des soudures sans plomb pour les produits vendus en Europe. Le projet LeadOut est là pour les aider à relever le défi. Quatre instituts de recherche et 16 PME préparent une série d'études de cas pour montrer comment le passage à des procédés de fabrication sans plomb peut s'opérer. Quelque 11 associations industrielles européennes se chargeront de diffuser ces solutions auprès des PME.

En Europe, les circuits imprimés ne contiendront bientôt plus de plomb. A dater du 1er juillet 2006, avec l'entrée en vigueur de la Directive relative à la "Limitation de l'utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques"(1), la plupart des produits électroniques vendus en Europe devront recourir à des soudures sans plomb. Il s'agit d'un défi important pour l'industrie, car il n'y a pas de solution de remplacement unique pour les soudures étain-plomb qui ont été utilisées pendant de nombreuses années.

La difficulté est encore plus grande pour les PME, qui ne disposent pas des capacités de recherche et développement des grosses sociétés du secteur électronique. Mais le projet LeadOut (2) est là pour les aider.

"La plupart des PME européennes ne sont pas encore prêtes à adopter des procédés de soudage sans plomb" explique Margarida Pinto, coordinatrice du projet et directrice adjointe du département de R&D de l'Instituto de Soldadura e Qualidade, au Portugal.

Du particulier au général
En matière de soudure, chaque application requiert une solution sans plomb spécifique, qui implique souvent des changements dans le procédé de fabrication des circuits imprimés et d'autres composants.

Le projet LeadOut aide les PME à se passer du plomb en proposant l'assistance collective de quatre grands instituts de recherche et onze associations industrielles, qui ont pour partenaires seize PME réparties dans neuf pays européens. Le rôle des instituts de recherche est de trouver des procédures n'utilisant pas le plomb dans des processus de fabrication particuliers. Les associations industrielles contribueront à diffuser les solutions développées dans le cadre du projet auprès de toutes les PME européennes concernées.
Les 16 PME partenaires seront les premières à en bénéficier, mais le processus de diffusion devrait permettre de faire connaître les enseignements du projet à toutes les PME qui ont besoin d'aide pour s'adapter à la nouvelle législation. Des programmes
d'apprentissage en ligne, un site web, un bulletin d'information et plusieurs séminaires ou autres événements sont prévus pour favoriser ce processus.

Mme Pinto insiste d'ailleurs sur l'intérêt plus vaste du travail accompli dans le cadre du projet. "Nous choisissons différents cas de figure et nous essayons de mettre en place pour chacun une solution sans plomb" précise-t-elle. "Nous disposerons ainsi
d'un ensemble d'études qui devraient couvrir de nombreux types de composants, de soudures, de revêtements, etc."

Pas de plomb dans l'aile
La participation au projet donne aux PME membres une opportunité de prendre une longueur d'avance dans le passage aux soudures sans plomb. Si le Japon a déjà franchi le pas, ce n'est pas le cas des Etats-Unis, malgré les progrès réalisés par les
entreprises américaines en la matière. Tous les pays finiront par y venir pour vendre leurs produits sur le marché international.
Le projet LeadOut entend veiller à ce que les PME européennes ne restent pas à la traîne.

(1) Directive 2002/95/EC; Journal officiel de l'Union européenne: JO L37, 13.2.2003, p. 19
(2) http://www.leadoutproject.com/

Contact :
Margarida Pinto, Instituto de Soldadura e Qualidade, Portugal
Tel. +351 21 422 9044
Fax +351 21 422 9018
Email : MMPinto@isq.pt
http://www.isq.pt/

Source : magazine "Innovation européenne" de la Commission européenne - DG Entreprises et industrie- septembre 2005.



De nouvelles technologies de détection des contaminants alimentaires .

Le projet BioCop, un projet financé par l'UE, consiste à rassembler les connaissances et le savoir-faire des chercheurs en matière de nouvelles techniques afin de passer en revue toute une série de denrées alimentaires et d'éventuellement y détecter différents contaminants chimiques, y compris des pesticides, des toxines et des substances médicamenteuses. Grâce aux résultats obtenus, tout danger potentiel caché au sein des aliments devrait être détecté bien avant d'atteindre les consommateurs.

Le contrôle des contaminants chimiques au sein des aliments est une question aussi importante que complexe, qui demande aux laboratoires régulateurs et industriels d'énormes investissements en termes de temps et d'effort. Alors que les demandes concernant l'amélioration de la qualité et de la sécurité alimentaires augmentent chez les consommateurs et les autorités régulatrices, il s'avère nécessaire d'améliorer de façon radicale les capacités de contrôle de nombreuses catégories de contaminants chimiques présents dans les céréales, les viandes, les fruits de mer et les aliments transformés.

Ces préoccupations croissantes du grand public vis-à-vis des contaminants alimentaires se retrouvent dans une récente étude financée par l'UE: sur les 23.000 personnes interrogées sur leurs perceptions de la qualité des aliments, plus de 60 pour cent ont en effet déclaré qu'elles étaient "très préoccupées par la sécurité des aliments", en particulier par les contaminants chimiques. Bien que des progrès aient été faits pour rendre la chaîne alimentaire européenne la plus sûre au monde, les consommateurs ne sont manifestement pas encore convaincus. Ce fait a été reconnu par les autorités européennes et le rétablissement de la confiance des consommateurs est désormais partie intégrante du Livre blanc sur la sécurité alimentaire.

BioCop est un nouveau projet intégré financé par la Commission européenne à hauteur de dix millions d'euros au titre de la priorité thématique qualité et sûreté alimentaires du Sixième programme-cadre (6e PC). Le projet de cinq ans, coordonné par le professeur Chris Elliott du département de sciences vétérinaires de la Queens University de Belfast, rassemble 33 partenaires issus de centres de recherche, d'agences de réglementation et de l'industrie, originaires de 15 pays européens ainsi que du Canada.

Selon l'équipe BioCop, le nombre total d'ingrédients de protection des cultures produits chaque année au niveau mondial s'élève à environ un millier. La gamme de substances thérapeutiques autorisées et disponibles comprend quant à elle plus de 2.000 produits et plusieurs centaines de préparations illégales existeraient. Si l'on ajoute à cette liste les milliers de substances chimiques susceptibles de perturber l'activité endocrinienne ainsi que la complexité de la formation des toxines naturelles, il devient évident que le contrôle des contaminants chimiques doit résoudre des difficultés d'une incroyable ampleur.

L'objectif du projet est de résoudre les problèmes liés à la capacité de contrôler et d'éviter la présence de contaminants chimiques dans les denrées alimentaires. Les approches bioanalytiques proposées sont à la fois extrêmement innovantes et réalistes et visent à fournir aux autorités régulatrices, aux consommateurs et à l'industrie des solutions à ces questions complexes sur le long terme. Parmi les substances ciblées par BioCop, on trouve des pesticides et des contaminants environnementaux, dont des métaux lourds, des toxines naturelles, des substances thérapeutiques et des perturbateurs endocriniens. L'objectif ultime du projet consiste à renforcer la confiance des consommateurs européens envers la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Les participants au projet détermineront l'efficacité des outils émergents des sciences de la vie, tels que la protéomique et la transcriptomique, pour fournir des moyens plus fiables d'évaluer le degré de contamination des denrées alimentaires. Toute une gamme de nouvelles technologies, telles que des biosenseurs optiques, électrochimiques et à ADN, sera utilisée pour exploiter le potentiel de ces techniques. Ces nouvelles approches sont basées sur la mesure de l'effet plutôt que celle des concentrations d'un seul composé cible. Le concept de "biomarqueur et prise d'empreintes digitales" (biomarker and fingerprinting) joue un rôle essentiel dans cette stratégie.

Grâce à l'utilisation de nouvelles procédures, des progrès considérables devraient être enregistrés en matière de préparation d'échantillons. En outre, des experts de renom venus du monde entier, spécialistes de toutes les catégories de contaminants chimiques, accompagneront le projet pour s'assurer que les tests mis au point soient adéquats et validés pour respecter les normes requises.

Dans le cadre du projet, une formation à la manipulation de nouveaux outils est également prévue pour les scientifiques venus de laboratoires externes. La grappe de petites et moyennes entreprises (PME) impliquée dans le projet assurera également la pleine exploitation de toutes les technologies développées .

Des groupes de consommateurs seront informés ponctuellement de l'avancement du projet. Ils pourront également y apporter leur contribution via des mécanismes permettant d'émettre des avis et commentaires.

Pour tout renseignement complémentaire, consulter le site web suivant:
http://www.biocop.org

Source : Cordis Nouvelles - 12/10/2005

 

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