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Révision de la directive sur la compatibilité
électromagnétique (CEM).
Une directive révisée sur la compatibilité
électromagnétique (CEM) a été publiée
au Journal officiel. Elle simplifiera considérablement les procédures
réglementaires et réduira les coûts des fabricants,
tout en renforçant l'information et la documentation sur le produit
pour les autorités de surveillance. La directive révisée
supprime deux procédures lourdes d'évaluation de la conformité
qui prévoyaient l'intervention obligatoire d'un organisme indépendant
de vérification et de contrôle, réduisant ainsi les
coûts. Elle laisse l'entière responsabilité aux fabricants
d'établir la conformité de leurs produits et d'apposer le
marquage CE. La directive CEM réglemente les émissions
électromagnétiques des appareils électriques et électroniques
et leur résistance aux interférences. Elle garantit
par exemple qu'un four à micro-ondes ne parasite pas la réception
d'une émission de radio ou qu'un radio-réveil ne se met
pas en marche si on utilise un téléphone portable à
proximité. La directive entrera en vigueur dans les États
membres dans les trois prochaines années.
M. Günter Verheugen, vice-président de la Commission en charge
des entreprises et de l'industrie, a déclaré: "La nouvelle
directive souligne que la réduction de la charge administrative
qui pèse sur les entreprises est une priorité de premier
ordre pour la nouvelle Commission."
Outre la simplification des procédures de conformité, les
principales caractéristiques de la directive révisée
sont les suivantes :
- Un renforcement des exigences en termes de documentation
et d'information. La directive révisée requiert que
le fabricant ou son représentant donne des moyens de contrôle
supplémentaires aux autorités de surveillance tels qu'une
identification claire du produit (type, numéro de série
) et l'indication du nom et de l'adresse du fabricant ou de son
représentant, et le cas échéant celui de l'importateur
établi sur le territoire de l'Union européenne. Cette
meilleure traçabilité du produit facilitera la tâche
des autorités de surveillance du marché. En éliminant
les produits dont l'origine est actuellement difficile à identifier,
la concurrence se fera sur des bases plus équitables.
- Un régime spécifique pour les installations fixes.
Ces installations se prêtent plus difficilement à une procédure
de vérification de conformité (évolution au cours
du temps, altérations, difficultés de mise en uvre).
Néanmoins, il est nécessaire que celles-ci se conforment
aux exigences de protection de la directive afin de limiter les interférences
potentielles et afin d'obtenir un environnement électromagnétique
homogène dans l'Union européenne. Ce régime permettra
notamment de créer un cadre réglementaire harmonisé
pour les systèmes localisés importants, comme les centrales
électriques, mais également pour les systèmes distribués,
tels que les réseaux de télécommunications ou de
distribution d'électricité, qui sont souvent transeuropéens.
- Un respect des concepts de la nouvelle approche. Dix années
d'application de la directive ont démontré l'efficacité
des concepts de la nouvelle approche dans le domaine de la compatibilité
électromagnétique. Ces principes limitent l'harmonisation
législative aux exigences essentielles qui sont d'intérêt
public, permettent aux fabricants d'assurer la conformité de
leurs produits en appliquant des normes dites "harmonisées".
Ces normes, établies par des organismes de normalisation européens,
sont mises à jour régulièrement et permettent de
maintenir un haut niveau de protection sans modification du cadre réglementaire.
Ces principes ont donc naturellement été repris dans cette
directive.
De plus amples informations sont disponibles à l'adresse suivante
:
http://europa.eu.int/comm/enterprise/electr_equipment/emc/
Pratiques commerciales
déloyales : une nouvelle législation européenne prochainement
en vigueur.
Cette nouvelle législation vise
à harmoniser les réglementations des États membres
sur les pratiques commerciales déloyales, notamment en interdisant
les ventes forcées et les pratiques commerciales trompeuses. Elle
définit un éventail limité de pratiques malhonnêtes
interdites dans toute l'Union européenne, telles que :
- La vente forcée, qui consiste à donner au consommateur
l'impression qu'il ne pourra quitter les lieux avant qu'un contrat soit
conclu, ou à effectuer des visites personnelles au domicile du
consommateur, en ignorant sa demande que le professionnel quitte les lieux
ou ne revienne plus.
- Les pratiques commerciales trompeuses, par exemple un professionnel
qui se prétend signataire d'un code de conduite alors qu'il ne
l'est pas; ou encore, associer à un produit une mention telle que
"gratuit", "sans frais", etc., si le consommateur
doit payer d'autres frais que ceux qui sont inévitables pour aller
chercher l'article ou se le faire livrer.
La législation fixe également des principes généraux
qui peuvent être appliqués pour évaluer si d'autres
types de pratiques doivent être interdites, en particulier lorsqu'elles
entraînent une altération anormale du comportement du "consommateur
moyen".
En définissant uniquement les pratiques à interdire sans
préciser comment les entreprises doivent exercer leur activité,
la nouvelle législation laisse à ces dernières une
certaine latitude pour innover lorsqu'elles mettent au point de nouvelles
pratiques commerciales honnêtes.
Cette nouvelle législation devrait être définitivement
entérinée par le Conseil Compétitivité prévue
au mois de juin.
Douanes: la
Commission propose une stratégie de simplification des règles
d'origine.
Les règles d'origine déterminent les marchandises qui peuvent
bénéficier des taux de droits de douane réduits dans
le cadre des régimes commerciaux préférentiels. Elles
ont pour but de garantir que les préférences douanières
s'appliquent aux produits originaires du pays bénéficiaire
du régime préférentiel. Ils permettent donc à
un importateur de l'Union Européenne d'acheter des produits avec
des droits de douanes à taux réduits. Toutefois, ces règles
étant devenues trop compliquées, la Commission Européenne
a adopté une stratégie visant à instaurer de nouvelles
règles d'origine simplifiées.
Elle suggère notamment de remplacer les règles actuelles
par une méthode unique de détermination de l'origine fondée
sur la valeur ajoutée. Selon cette méthode, un produit résultant
de l'ouvraison ou de la transformation de matières non originaires
importées serait malgré tout considéré comme
originaire si la valeur ajoutée dans le pays (ou dans la région
en cas de cumul) est au moins égale à un certain seuil (une
"teneur en valeur locale ou régionale" minimale), exprimé
en pourcentage du coût de production net du produit final.
Elle propose par ailleurs un rééquilibrage des droits et
obligations des opérateurs et administrations. En particulier,
le système actuel d'établissement de l'origine par le biais
d'un certificat signé par l'exportateur et visé par les
autorités compétentes du pays concerné serait remplacé
par une déclaration d'origine des exportateurs agréés.
Pour en savoir plus, consulter le site :
http://europa.eu.int/comm/taxation_customs
L'Europe est
à vous : un nouveau site pour les entreprises qui souhaitent explorer
le marché communautaire.
Le portail traite de sujets tels que le démarrage
d'une entreprise, les possibilités de financement et
les marchés publics dans d'autres Etats membres. Il fournit
également des informations concrètes sur les réglementations
nationales relatives au commerce et à l'industrie, aux normes environnementales,
fiscales et comptables, etc.
Par ailleurs " l'Europe est à vous " offre également
des informations destinées aux citoyens de l'UE qui étaient
déjà disponibles sur le site de la DG Marché intérieur,
" Dialogue avec les citoyens ". Des liens vers d'autres services
de conseil et d'information de la Commission, sont également proposés
sur ce site.
L'Europe est à vous :http://europa.eu.int/youreurope
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