La Commission préconise
un renforcement de la coopération spatiale.
Lors de la conférence intitulée
'Winning through co-operation: sharing the benefits of space' (la coopération
gagnante : le partage des avantages spatiaux) à Bruxelles aujourd'hui,
plus de 40 nations et près de 20 organisations internationales
se sont réunies pour discuter de la coopération spatiale
internationale. L'espace fait déjà l'objet d'un effort international,
comme le démontre une vaste gamme de projets scientifiques. Cette
conférence a fourni un lieu de rencontre entre les États
membres capables de fournir une technologie spatiale - le côté
de l'offre - et ceux qui sont disposés à l'utiliser - le
côté de la demande. L'industrie spatiale européenne
est devenu un acteur clé du marché commercial mondial de
la construction de satellites, des services de lancement, et des opérateurs
de satellites. Le maintien d'une industrie compétitive (notamment
pour les constructeurs, les prestataires de services et les opérateurs)
exige de nouvelles recherches et de nouvelles technologies.
Le vice-président de la Commission européenne, M. Günter
Verheugen, a préconisé un renforcement de la transparence
entre tous les acteurs concernés. "L'Union européenne
(UE), l'Agence spatiale européenne (ESA) et les États membres
devraient optimiser leurs relations et leurs ressources respectives. La
Commission travaille actuellement sur une proposition de véritable
politique spatiale européenne".
"Atteindre les étoiles rapporte des avantages très
"terre à terre" à nos citoyens et à notre
industrie, de la radionavigation à la communication par satellite
en passant par la détection précoce des catastrophes naturelles.
Nous devons renforcer la coopération, tant au sein de l'Union que
sur le plan international. Personne ne peut faire cavalier seul. La Commission
a aussi la volonté d'accroître sensiblement les efforts en
matière de R&D pour l'espace au titre de son nouveau programme
cadre R&D et nous étudions les moyens de combiner ce programme
avec des investissement dans des partenariats public-privé appropriés
".
Le directeur général de l'ESA, M. Jean-Jacques Dordain,
a déclaré: "Le succès du lancement d'Ariane
5 il y a quelques jours a sonné notre "retour dans le futur"
en donnant à l'Europe une plus grande liberté d'accès
à l'espace. Cet exploit intervient un mois seulement après
la découverte d'un nouveau monde grâce à la descente
spectaculaire de la sonde de l'ESA Huygens sur Titan. Ce ne sont que deux
exemples concrets de la coopération internationale. Huygens peut
figurer parmi les fleurons de la longue coopération entre l'ESA
et la NASA, qui s'étend aussi à de nombreux autres pays
du monde engagés dans la navigation spatiale ".
Le Commissaire Verheugen s'est encore félicité du nouveau
programme décennal destiné à mette en place le GEOSS
(Global Earth Observation System of Systems), approuvé lors du
Troisième sommet sur l'observation de la Terre organisé
au début de la semaine à Bruxelles. "Cette décision
nous permettra de mieux comprendre et évaluer la variabilité
et le changement du climat et de nous y adapter. Cela est d'une importance
vitale pour la météorologie et les études concernant
les changements climatiques. Il a été démontré
à l'occasion de la récente catastrophe du tsunami en Asie
que les technologies spatiales peuvent contribuer de façon spectaculaire
à la gestion et à la réduction du risque", a
conclu M. Verheugen.
Site de la Semaine Terre & Espace :
http://europa.eu.int/comm/space/esw/index_en.htm
Les résultats de la conférence seront aussi publiés
sur ce site.
Pour plus d'informations concernant GMES (Global Monitoring for Environment
and Security) :
http://europa.eu.int/comm/space/programmes/gmes_en.html
Site de la recherche spatiale :
http://europa.eu.int/comm/space/index_en.html
Les opérateurs du secteur
des transports routiers conjuguent leurs efforts pour rendre les transports
routiers plus sûrs, moins polluants et plus compétitifs.
La recherche dans le domaine des transports
doit se concentrer sur les défis de demain, qui consistent notamment
à garantir la mobilité des personnes et des produits, la
sécurité routière, l'efficacité énergétique
et le renforcement de la compétitivité du secteur. C'est
là le message clair transmis par le Conseil consultatif européen
chargé de la recherche sur les transports routiers (European Road
Transport Research Advisory Council - ERTRAC), qui adoptera demain son
programme de recherche stratégique pour le secteur d'activité
concerné. L'ERTRAC réunit des représentants de l'industrie
automobile, des autorités nationales et des collectivités
locales, des chercheurs, des ONG et des universités de toute l'Europe.
En fixant à la recherche sur les transports des objectifs communs,
l'ERTRAC peut maximaliser l'impact des investissements publics et privés
et veiller à ce que la recherche soit adaptée aux besoins
du secteur.
"Nous voulons tous des voitures moins polluantes et moins coûteuses.
Nous voulons tous des routes plus sûres. En se concentrant sur les
besoins de recherche de l'ensemble du secteur des transports routiers,
l'ERTRAC contribue de manière appréciable à la réalisation
de ces objectifs", a déclaré M. Janez Potocnik, Commissaire
européen responsable de la science et de la recherche.
Avec 11 % du PIB, les transports routiers constituent l'épine dorsale
de l'économie européenne. Les entreprises européennes
investissent davantage dans la recherche et le développement en
matière de transports routiers que dans tout autre secteur
(24 % des investissements pour les 500 premières entreprises de
l'UE en 2003).
Le programme de recherche stratégique de l'ETRAC soulignera le
rôle fondamental joué par la recherche, qui contribuera à
relever les défis futurs dans le secteur des transports. Il analysera
les tendances actuelles et futures, introduira de nouvelles idées
permettant de maximaliser les ressources de transport et d'optimiser l'impact
des investissements publics et privés en faveur de la recherche.
Enfin, il définira des objectifs et des feuilles de route détaillés
pour la recherche dans le secteur des transports. Cette recherche soutient
les politiques de l'UE, comme celle visant à diviser par deux d'ici
à 2010 le nombre des victimes de la route. Elle se fonde sur les
compétences acquises dans des technologies allant de l'informatique
à la science des matériaux. Les quatre thèmes de
recherche prioritaires retenus par l'ERTRAC sont les suivants:
- mobilité des personnes, des transports et des marchandises -
comment améliorer la mobilité pour tous
- sûreté et sécurité - comment mettre en place
un système de transport routier sûr pour tous les usagers
- environnement, énergie et ressources - comment rendre les systèmes
de transport routier moins polluants, moins bruyants et plus économes
en énergie
- systèmes de conception et de production - comment garantir la
compétitivité et la durabilité des produits et des
services.
Lors de la manifestation inaugurale, qui se tiendra au Centre de recherche
belge sur les transports routiers, les participants auront l'occasion
de se familiariser avec certaines des technologies innovantes mises au
point à ce jour: systèmes de recherche avancés pour
la surveillance du bruit, véhicules utilisant des sources d'énergie
de substitution, comme les piles à combustible à l'hydrogène,
voitures dotées de systèmes perfectionnés de surveillance
du brouillard, véhicules munis de dispositifs de sécurité
active et nouveaux revêtements routiers.
Pour des exemples de technologies innovantes dans le secteur des transports
routiers, voir IP/05/54.
|