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Brèves et actualités | Technologies et innovation

L'industrie maritime européenne détermine ses besoins futurs en matière de recherche.

Les principaux acteurs du secteur des transports par voie d'eau se sont réunis à Brême pour entamer les travaux en vue d'élaborer une vision stratégique commune pour les besoins futurs en matière de recherche dans ce secteur. La plateforme technologique pour les transports par eau, à laquelle participeront les entreprises du secteur, les autorités nationales compétentes, les organes de réglementation, des centres de recherche et des universités, a pour objet de stimuler les investissements publics et privés dans les activités de recherche et de développement et d'améliorer la cohérence des activités de recherche aux niveaux européen, national, régional et local. Lors de la manifestation de lancement , la Commission sera représentée par Günter Verheugen, commissaire à l'Industrie.

Le transport maritime est un secteur économique très important: 90 % des échanges commerciaux extérieurs de l'UE et 40 % de ses échanges intérieurs s'effectuent par mer. L'Europe est l'un des leaders mondiaux de la conception et de la construction de navires spécialisés et complexes de haute technologie, tels que des navires de croisière et des transporteurs de gaz naturel liquéfié. Elle doit cependant faire face à une concurrence accrue des pays d'Asie de l'Est dans le domaine de la production navale en grandes quantités. Pour que l'industrie navale européenne puisse survivre, elle doit continuer à innover. Il s'agit là de l'élément moteur derrière l'initiative d'aujourd'hui. Grâce à une meilleure coordination des activités de recherche à travers l'Europe, celle-ci pourra consolider sa position d'opérateur et de constructeur sûr et respectueux de l'environnement.

La manifestation marque le lancement d'une nouvelle plateforme technologique parmi une série d'autres créées avec le soutien du sixième programme-cadre de l'Union européenne de recherche et de développement technologique.

La recherche européenne dans le domaine maritime s'intéresse déjà à des aspects importants tels que la prévention des marées noires et l'amélioration de l'évacuation des passagers en cas d'accidents, ainsi que des activités de recherche plus fondamentale en hydrodynamique, qui peuvent conduire à une plus grande efficacité énergétique dans le secteur du transport maritime. Au titre du sixième programme cadre de recherche et de développement technologique, 153 millions d'euros ont été alloués à la recherche dans le domaine du transport maritime.

Site internet : www.cordis.lu/technology-platforms

Source : Commission européenne - représentation régionale à Marseille.



Plateforme technologique sur la santé des animaux lancée par la Commission européenne.


La Commission européenne a lancé en janvier 2005 une plateforme technologique sur "la santé animale dans le monde" lors d'une conférence traitant des "coûts matériels et immatériels du contrôle des maladies animales", organisée par la présidence néerlandaise et la DG SANCO. Il s'agissait de définir un programme commun de recherche et de mobiliser les ressources indispensables, nationales et européennes, publiques et privées, financières et scientifiques.
Cette nouvelle plateforme rassemble des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires, de petites entreprises du secteur des biotechnologies, des instituts de recherche, des représentants du monde financier et des autorités de réglementation au niveau européen.
La plateforme technologique est donc née d'un partenariat dirigé par l'industrie et soutenu par le commissaire chargé du développement, Louis Michel, le commissaire responsable de la science et de la recherche, Janez Potocnik, et le commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs, Markos Kyprianou. L'initiative a été lancée pour lutter contre le problème des grandes maladies animales qui affectent les pays en voie de développement ainsi que l'Europe.

Selon Markos Kyprianou, "la société dans son ensemble est gagnante lorsque les maladies animales sont combattues efficacement; les bénéfices sont tant économiques que sociaux, écologiques et éthiques. La plateforme technologique sur la santé animale dans le monde est une initiative dirigée par l'industrie qui créera un partenariat couvrant toute la chaîne, depuis l'innovation jusqu'à la distribution de nouveaux vaccins et tests. La plateforme contribuera à améliorer la santé et le bien-être des animaux, la sécurité alimentaire, la santé humaine et l'accès aux marchés, notamment des pays en voie de développement."

Janez Potocnik ajoute que "l'Europe a une forte expérience en matière de recherche dans les maladies animales transmissibles. La communauté scientifique apportera une contribution importante à cette plateforme en développant de meilleurs instruments pour prévenir et contrôler ces maladies. Les tests et les nouveaux vaccins seront décisifs pour confirmer l'existence d'un virus, contrôler de nouvelles épidémies et éradiquer ces maladies. Cette plateforme technologique renforcera la compétitivité européenne et l'excellence scientifique dans ce domaine et contribuera à l'émergence d'une bio-économie européenne forte, basée sur la connaissance".

Et Louis Michel de commenter à son tour: "C'est une initiative où il n'y a pas de perdant; le monde en développement et l'Europe y gagnent tous deux: réduction de la pauvreté et plus grande sécurité alimentaire pour l'un; protection contre l'introduction de maladies animales sur son territoire et ouverture de nouveaux marchés pour l'autre."

Site internet : www.cordis.lu/technology-platforms

Pour plus d'information sur le sujet :
http://europa.eu.int/comm/food/animal/diseases/strategy/index_en.htm




Services publics en ligne : de réels avantages pour les citoyens et les entreprises de l'Union Européenne.

Selon une nouvelle enquête sur les services d'administration en ligne réalisée pour la Commission européenne, les citoyens de l'UE économisent 7 millions d'heures par an pour leurs déclarations d'impôt et les entreprises de l'UE économisent environ 10 euros par transaction pour leurs déclarations de TVA lorsqu'elles peuvent les faire en ligne. Il existe en outre des possibilités considérables pour réaliser des économies supplémentaires.

Viviane Reding, commissaire chargé de la société de l'information et des médias, s'est félicitée de ces résultats: " L'utilisation de nouvelles technologies pour l'offre de services publics peut devenir un puissant moyen de réduire la paperasserie. L'enquête montre clairement que les services publics en ligne apportent une valeur ajoutée concrète tant pour les citoyens que pour les entreprises. Les pouvoirs publics doivent maintenant s'efforcer de fournir les services publics en ligne de manière interactive chaque fois que cela est possible et approprié, et ce de façon aussi conviviale que possible. Nous devons faire en sorte que les citoyens et les entreprises à travers l'UE retirent le maximum de bénéfice des gains de qualité, d'efficacité et de productivité réalisés grâce à l'offre de services publics en ligne. "

L'enquête de 2004 sur l'impact de l'administration en ligne portait sur 48 228 utilisateurs (19 896 réponses de citoyens et 28 332 réponses d'entreprises). Elle donne une " photographie " détaillée du niveau de satisfaction générale des utilisateurs des services publics en ligne en mesurant la perception de leur facilité d'utilisation, des avantages qu'ils procurent et de leur valeur. Selon l'enquête, 90 % des utilisateurs apprécient la qualité des services offerts électroniquement et plus de 60 % sont très satisfaits de ces services. Les avantages les plus souvent cités sont le gain de temps et la plus grande flexibilité.

Les résultats essentiels de la nouvelle enquête sont les suivants :
- les déclarations d'impôt en ligne font déjà gagner 7 millions d'heures. Si ces services étaient généralisés et utilisés largement dans tous les États membres, les économies pour les citoyens pourraient atteindre plus de 100 millions d'heures par an;
- les déclarations de TVA en ligne permettent d'économiser environ 10 euros par déclaration. La généralisation de cette pratique pourrait se traduire par des économies annuelles de quelque 0,5 milliard d'euros pour les entreprises de l'UE;
- en moyenne, les citoyens et les entreprises économisent plus d'une heure de temps par transaction de service;
- 77 % des utilisateurs ont déclaré qu'ils recommanderaient à d'autres les services en ligne qu'ils utilisent déjà eux-mêmes.

L'enquête comporte également des indications claires quant aux possibilités d'amélioration. Les citoyens veulent que les systèmes soient plus faciles à utiliser et offrent de meilleures possibilités d'aide en ligne. Les entreprises veulent des services qui sont plus faciles à trouver et qui leur permettent d'économiser de l'argent.

Les résultats de cette enquête, réalisée pour évaluer les progrès accomplis dans le domaine de l'administration en ligne dans le cadre du plan d'action eEurope 2005, sont disponibles à l'adresse suivante :
http://europa.eu.int/egovernment_research

La Commission procède actuellement à des consultations en vue de l'élaboration d'une nouvelle politique européenne cohérente et tournée vers l'avenir en matière de société de l'information, et elle entend présenter, avant l'été 2005, des propositions pour une nouvelle initiative eEurope 2010, y compris des propositions concernant les services publics.


Source : Commission européenne - représentation régionale à Marseille.

 

— Newsletter Europe | Janvier 2005—