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Programmes européens | Actualités des programmes
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Le 14 décembre dernier s'est tenu à l'Hotel de Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur à Marseille le lancement d'un réseau régional dédié au soutien des acteurs économiques pour leur accès à l'Europe de la Recherche. Cette manifestation a réuni une centaine de participants institutionnels régionaux, quelques entreprises mais également des représentants nationaux tels que la direction Europe de l'Anvar et la mission Europe du MINEFI. Ce réseau régional baptisé "MedUP" est
constitué d'organismes publics et privés régionaux
chargés de la promotion vers les PME des programmes européens
pour le financement de la R&D et de l'innovation. Deux initiatives en région sont déjà
à l'actif de ce réseau. Les membres de MedUp ont organisé
fin 2004 à l'Europole de l'Arbois et à Sophia Antipolis
deux ateliers de travail destinés à faire émerger
des projets technologiques innovants en vue de les soumettre aux appels
d'offres de la Commission européenne sur le sujet. Source : Méditerranée Technologies. 7ème
PCRD - un programme pour la compétitivité et l'innovation. Dans le cadre des travaux de la Commission européenne sur le contenu
du 7ème PCRD, un nouveau programme a fait sont apparition : le
programme pour la compétitivité
et l'innovation.
Espace - le
premier "Conseil Espace" européen ouvre la voie à
un programme spatial européen. Le tout premier "Conseil Espace" européen s'est tenu le 25 novembre dernier et a largement été reconnu comme étant la première étape vers une politique spatiale européenne et un éventuel programme. Cette rencontre a rassemblé des ministres des 27 États membres de l'Union européenne et/ou de l'Agence spatiale européenne (ESA), ainsi que des représentants de ces deux organes. Si les débats n'ont pas porté sur les priorités et les domaines spécifiques de coopération, ils ont néanmoins ouvert la voie aux négociations en la matière, qui auront lieu lors des deux prochaines rencontres prévues au printemps 2005 et en automne/hiver 2005. Laurens-Jan Brinkhorst, président du Conseil et ministre néerlandais des affaires économiques, a déclaré au terme de la réunion qu'avant l'élaboration d'une politique spatiale européenne, certains défis politiques devaient être relevés, s'agissant notamment de la portée, de la répartition des rôles, de la politique industrielle et du financement. Il a déclaré que l'orientation avait cependant été déterminée et que l'accent serait mis sur des domaines tels que les applications, les infrastructures, la science et la gouvernance. Interrogé sur les éventuels domaines spécifiques de coopération entre l'UE et l'ESA, Günter Verheugen, dont le portefeuille européen comprend désormais les affaires spatiales en plus des entreprises et de l'industrie, a déclaré que s'il a certaines idées sur le sujet, il ne serait politiquement pas très sage de les évoquer à ce stade. Il a toutefois précisé que la politique spatiale européenne doit être axée sur les utilisateurs et répondre aux besoins actuels et à venir, notamment dans les domaines des transports, de l'environnement, de la défense et de la sécurité. Il a ajouté: "Je suis fermement convaincu que nos activités spatiales doivent non seulement poursuivre et élargir la recherche, mais également aller au-delà de celle-ci. L'espace est un secteur qui dépasse largement les frontières de la recherche." M. Verheugen a également déclaré que le niveau des ressources actuellement investies en Europe dans l'espace est limité, et qu'il entend y remédier immédiatement. Il a toutefois ajouté que les appels lancés par l'ancien commissaire à la recherche, Philippe Busquin, pour un investissement annuel s'élevant à un milliard d'euros n'est "pas réaliste aujourd'hui", et qu'un financement de cette ampleur ne figurait pas parmi les perspectives financières de la Commission. La relation entre l'UE et l'ESA a été abordée lors du point de presse organisé après le Conseil. Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'ESA, a souligné que "l'ESA ne souhaite pas empiéter sur le rôle des autres", et que "la Commission fera également appel à l'ESA pour ses domaines de spécialité, tels que les dispositifs de lancement." M. Verheugen a partagé ce point de vue, précisant que "l'ESA n'est pas sous le contrôle de l'UE. Nous sommes partenaires. Je ne pense pas que nous soyons dans des camps différents. Nous estimons tous deux qu'il est intelligent de partager des informations et des idées." Assistant au Conseil en sa qualité de présidente actuelle du Conseil de l'ESA, la ministre allemande de l'éducation et de la recherche, Edelgard Bulmahn, a également fait référence aux points forts que les deux organes apportent au partenariat, notamment les compétences technologiques de l'ESA, et a déclaré qu'il est à présent temps de s'en servir pour atteindre les objectifs politiques fixés. Mme Bulmahn a également mis l'accent sur la nécessité de faire la différence entre la politique spatiale et les autres politiques industrielles, ainsi que sur le besoin qui en découle de mettre au point une série différente de règles pour la régir. La ministre a également évoqué le besoin de "ne
pas confondre le financement de l'UE et celui de l'ESA. Si les deux projets
communs lancés à ce jour, Galileo et GMES (surveillance
globale pour l'environnement et la sécurité) ont impliqué
un financement des deux organes, Mme Bulmahn a déclaré que
les responsabilités pour chaque projet commun doivent être
claires, notamment en matière de financement. "Sans quoi nous
ne renforcerons pas l'efficacité", a-t-elle déclaré. Source : Cordis News
Un nouveau projet du sixième programme-cadre (6e PCRD) vise à développer et à simplifier les réseaux actuels et futurs de dispositifs et de systèmes embarqués, afin de permettre la mise en réseau des milliards de dispositifs électroniques utilisés au quotidien. Le projet, baptisé RUNES ("Reconfigurable Ubiquitous Networked Embedded System" - Système embarqué en réseau omniprésent et reconfigurable) rassemble 22 partenaires issus de six pays européens, des États-Unis et d'Australie dans une tentative de développer le potentiel technologique européen. "Nous sommes à deux doigts d'une révolution qui va voir deux mondes se heurter: le système embarqué et l'internet", a expliqué le consortium RUNES. "Cette révolution mènera à l'élaboration des premiers systèmes informatiques en réseau véritablement omniprésents et permettra par conséquent l'ouverture d'un marché de taille considérable et sans précédent dans l'histoire de la technologie." "Pour concrétiser ce potentiel commercial, il est nécessaire d'instaurer un programme de recherche et de développement centré sur la création de l'infrastructure qui promeuve activement la construction et la gestion efficaces et peu onéreuses de services et d'applications originaux à la fois prévisibles et utilisables intuitivement, ce afin de satisfaire les attentes globales des utilisateurs en matière d'informatique invisible", ajoute le consortium. RUNES est le premier grand projet européen réalisé dans ce domaine. Il a pour objectif l'élaboration de systèmes embarqués en réseau à grande échelle, répartis sur un vaste territoire et caractérisés par leur hétérogénéité, qui interopèrent dans leurs environnements et sont à même de s'y adapter. Pour ce faire, une infrastructure normalisée est nécessaire afin de favoriser une large utilisation des systèmes embarqués en réseau. Comme l'explique le consortium, seul environ deux pour cent des milliards de processeurs produits chaque année deviennent les cerveaux d'ordinateurs personnels, la plupart étant destinés à des systèmes embarqués tels que les jouets, les feux de signalisation, les appareils téléphoniques et les montres, les ordinateurs portables et les appareils permettant de jouer de la musique. Les technologies peu onéreuses comme Bluetooth et l'évolution rapide de l'internet rendent de plus en plus aisée la mise en réseau de ces appareils. En outre, il apparaît clairement que le marché des systèmes embarqués en réseau va croître de façon considérable. Le projet RUNES va par conséquent exploiter ces technologies, simplifier et normaliser, permettant ainsi aux programmeurs de développer des applications utiles et rentables. Le projet RUNES devrait permettre la création de nouvelles applications majeures dans le domaine des soins de santé, de la sécurité à domicile, des systèmes de transport, de la fabrication, de la vente au détail et de la reprise sur sinistre. "Le projet RUNES vise à fournir une plate-forme intergicielle adaptive, un langage commun qui simplifiera le processus de création d'applications", explique le consortium. "Cela permettra une réduction considérable du coût du développement d'applications nouvelles ainsi que du temps nécessaire pour leur commercialisation, transformant les applications qui sont déjà techniquement concevables en de nouvelles applications faciles et simples à utiliser pour les concepteurs; et permettant la mise au point d'applications impossibles à concevoir par le passé. Le projet se penchera aussi sur les utilisations et les implications potentielles de la technologie, développera des systèmes de démonstration, et concevra des stages de formation visant à faciliter la diffusion de la technologie RUNES." "Le projet RUNES influencera notre mode de vie et notre manière
de faire des affaires", conclut Franck Boissière, directeur
européen du projet. "En connectant les dispositifs existants
et en créant des opportunités pour une multitude d'applications
nouvelles, nous inaugurons l'ère des ordinateurs vêtements,
des maisons intelligentes ainsi que de toute une nouvelle génération
de monitorage de la santé." Source : Cordis News |
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Newsletter Europe | Décembre 2004
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