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Droit des Sociétés
: les PME et le statut de la Société Européenne.
Le statut de la société européenne est entré
en vigueur, mais des retards au niveau national empêchent les sociétés
de l'utiliser. La Commission a annoncé début octobre le
lancement d'une campagne paneuropéenne visant à sensibiliser
les PME au statut de la société européenne.
Le statut de la société européenne peut en principe
être utilisé à partir du 8 octobre 2004, c'est-à-dire
plus de trente ans après qu'il a été proposé
pour la première fois par la Commission. Une directive connexe
concernant la participation des travailleurs des sociétés
européennes est entrée en vigueur simultanément.
Toutefois, seuls six des vingt-huit États membres de l'UE et de
l'EEE ont adopté les réglementations nationales nécessaires
pour permettre la constitution de sociétés européennes
sur leur territoire. Jusqu'à ce que les autres aient fait de même,
de nombreuses sociétés opérant dans plus d'un État
membre n'auront pas la possibilité de se constituer en société
de droit communautaire et d'évoluer comme un opérateur unique
dans toute l'UE en appliquant un jeu unique de règles, une direction
unique et des règles publicité uniques.
M. Frits Bolkestein, commissaire chargé du marché intérieur,
a déclaré ce qui suit: "Le statut de la société
européenne permettra à ces entreprises de développer
et de restructurer leurs activités transfrontalières sans
passer par les formalités administratives interminables et coûteuses
qu'implique l'établissement d'un réseau de filiales. Non
seulement cela va encourager les sociétés à utiliser
cette structure efficace pour leurs opérations à l'échelle
européenne, mais la réduction des coûts devrait en
fin de compte entraîner une pression à la baisse sur les
prix et améliorer la compétitivité européenne
dans son ensemble. Mais ce sont des promesses en l'air si les États
membres ne tiennent pas leurs engagements et ne mettent pas en place le
cadre nécessaire pour permettre la constitution de sociétés
européennes. En attendant, ils brident leurs propres entreprises
et l'économie européenne. C'est inacceptable."
Seuls l'Autriche, la Belgique, la Finlande, le Danemark, l'Islande et
la Suède ont jusqu'à présent pris les mesures nécessaires
pour permettre la constitution de sociétés européennes
sur leur territoire, alors que le statut de la société européenne
a été adopté au niveau de l'UE en 2001.
La Commission a annoncé début octobre le
lancement d'une campagne paneuropéenne visant à sensibiliser
les PME au statut de la société européenne. D'une
durée de 9 mois, elle comportera 65 journées de sensibilisation
organisées dans les 25 États membres, trois pays candidats
et la Norvège. Au cours de chaque journée, les participants
auront droit à une présentation de la Responsabilité
Sociale des Entreprises (RSE), laccent étant mis en particulier
sur les aspects qui intéressent les PME. En outre, des entreprises
directement engagées dans des activités de RSE avec leurs
partenaires présenteront à chaque fois deux exemples réels
de bonnes pratiques en matière de RSE, suivis de débats
et de séances de questions-réponses. Le programme sera conçu
de manière à ce que les entreprises comprennent bien les
éléments moteurs, les facteurs de réussite et les
risques de la RSE. Il visera en outre à stimuler et à mobiliser
les PME en faveur dactivités de RSE en les familiarisant
avec les nombreux avantages quelle présente et en leur fournissant
des informations pratiques sur la marche à suivre. Enfin, les PME
pourront emporter un kit RSE convivial adapté à leurs besoins.
Le texte intégral du règlement sur le statut de la société
européenne et de la directive connexe sur la participation des
travailleurs est disponible à l'adresse suivante :
http://www.europa.eu.int/comm/internal_market/fr/company/company/official/index.htm
Source : Base de données RAPID de la Commission européenne
- IP/04/1195 et MEMO 04/235 (FAQ sur la société européenne).
Nouvelles mesures pour améliorer
l'accès au marché des services portuaires.
La Commission
européenne a adopté le 13 octobre 2004 une nouvelle proposition
de directive sur l'accès au marché des services portuaires,
qui vise à renforcer la compétitivité des ports communautaires
et à contribuer à la réduction de la congestion et
de la pollution de l'environnement en promouvant, entre autres, le transport
maritime.
Ce nouveau texte de droit communautaire introduit des règles spécifiques
et claires sur l'accès au marché de la fourniture des services
portuaires, qui est quasiment le seul secteur des transports pour lequel
il n'existe pas de cadre juridique communautaire, et vise à créer
des conditions égales pour la concurrence entre les ports. Loyola
de Palacio, vice-président de la Commission responsable des transports
et de l'énergie, a déclaré : "Je suis convaincue
que cette nouvelle proposition contient ce qu'il faut pour dissiper les
préoccupations qu'a soulevées la proposition antérieure...
Il faut d'urgence équilibrer la compétitivité et
la qualité des services dans les ports communautaires, qui sont
essentiels pour le développement de la navigation maritime à
courte distance. Il n'y aura pas d'autoroutes de la mer sans un cadre
clair et transparent".
Le marché des services portuaires est caractérisé
par la complexité et la variété des règles
nationales et autres applicables, la nature hétérogène
des services portuaires et la diversité des ports (en ce qui concerne
le statut, la propriété, le type de gestion, les pratiques
de financement, la taille, la fonction et les caractéristiques
géographiques). Il faut dès lors prendre dûment en
compte les spécificités de chaque port et leur importance
pour les utilisateurs, les exploitants, les propriétaires, etc.
Les grandes questions traitées dans la nouvelle proposition de
la Commission sont les suivantes :
- Concurrence à l'intérieur des ports (concurrence entre
fournisseurs du même service portuaire dans un port). Le but est
d'assurer la fourniture efficace de services portuaires qui soient des
services ayant une valeur commerciale fournis contre paiement à
des utilisateurs du port. Normalement, le paiement de ces services n'est
pas inclus dans les redevances payées pour pouvoir faire escale
dans un port ou y travailler. Ces services peuvent être fournis
à l'intérieur du domaine portuaire ou dans les voies navigables
d'accès au port.
- Concurrence entre les ports (création de conditions identiques
pour tous).
L'objectif est de rendre plus transparent le cadre du financement des
infrastructures portuaires.
Le nouveau texte de la Commission repose sur la proposition initiale de
2001 et la proposition modifiée de 2002, ainsi que sur les nombreux
amendements constructifs apportés par le texte de conciliation,
les deux lectures du Parlement européen, la position commune du
Conseil et les consultations avec les parties intéressées.
Source : Base de données RAPID de la Commission européenne
- IP/04/1212.
Agro-alimentaire - additifs
alimentaires - Réduction les taux autorisés de nitrates et
de nitrites.
La Commission européenne a adopté le 11
octobre 2004 une proposition de modification de la directive 95/2/CE concernant
les additifs alimentaires autres que les colorants et les édulcorants.
Les modifications proposées réduiront les taux autorisés
de nitrates et de nitrites dans les produits de viande, retireront l'autorisation
d'utiliser des gélifiants alimentaires dans les produits "en
minibarquettes", retireront l'autorisation d'utiliser un certain
parabène (E216 et E217) et autoriseront l'usage de quatre nouveaux
additifs alimentaires.
David Byrne, Commissaire chargé de la santé et de la protection
des consommateurs, a déclaré "Nous ne cessons de mettre
à jour notre législation pour tenir compte des dernières
connaissances scientifiques. Par exemple, avec notre proposition d'aujourd'hui,
nous visons à réduire l'utilisation des nitrites et nitrates
dans les produits de viande tout en garantissant la sécurité
de ces produits. Pour parvenir à cet équilibre, la Commission
a recueilli auprès de l'Autorité européenne de sécurité
des aliments le dernier avis scientifique en la matière. Je pense
que ce genre de révision est essentiel pour assurer la confiance
des consommateurs."
Les nitrates et les nitrites sont utilisés dans les produits de
viande tels que les produits de charcuterie et de salaison pour empêcher
ce type d'aliments de s'avarier au cours du processus de production et
éviter une contamination microbiologique par des bactéries
telles que C.botulinum. Toutefois, dans les produits de viande, les nitrites
se transforment en nitrosamines. Le but de la Commission est de maintenir
le niveau de nitrosamines aussi faible que possible. La modification proposée
réduira par conséquent les taux autorisés d'addition
de nitrites et de nitrates aux denrées alimentaires tout en préservant
la sécurité microbiologique de ces denrées. Pour
fonder les modifications proposées aujourd'hui, la Commission a
demandé conseil à l'Autorité européenne de
sécurité des aliments (EFSA) pour une utilisation sûre
des nitrites et des nitrates.
La modification de la directive 95/2/CE propose aussi l'utilisation de
quatre nouveaux additifs alimentaires : à savoir l'éthylcellulose,
l'érythritol, le 4-hexylrésorcinol et l'hémicellulose
de soja.
Prochaines étapes : la proposition va maintenant être soumise
au Conseil et au Parlement pour adoption selon la procédure de
codécision.
Informations complémentaires sur :
http://europa.eu.int/comm/food/food/chemicalsafety/additives/index_en.htm
Source : Base de données RAPID de la Commission européenne
- IP/04/1201.
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