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Revue des nouveaux instruments du 6ème PCRD - le
rapport Marimon.
Le 21 juin, le Groupe Marimon, composé de 9 experts indépendants
et présidé par Ramon Marimon, a remis son rapport d'évaluation
des nouveaux instruments du 6ème PCRD demandé dans le cadre
de l'évaluation à mi-parcours.
Assez critique, ce rapport souligne notamment : le coût excessif
de préparation d'une proposition (largement plus de 100 k€)
et le faible taux de succès rencontré dans certaines thématiques
- problème rendu encore plus dramatique car de nombreux topiques
n'apparaissent qu'au cours d'un seul appel - , la communication changeante
de la Commission Européenne sur les nouveaux instruments, la confusion
régnant autour de la taille des nouveaux instruments.
Tout en reconnaissant l'effet bénéfique qu'ont les Projets
Intégrés et les Réseaux d'Excellence dans la structuration
de l'Espace Européen de la Recherche (EER), le rapport propose
12 recommandations :
- Les transitions entre les PCRD ont toujours été marquées
par de grandes discontinuités et le Groupe recommande que les nouveaux
instruments soient conservés au cours du 7ème PCRD.
- La Commission Européenne doit clairement classifier les instruments
en fonction des objectifs auxquels ils sont sensés contribuer,
établir des guidelines claires et des critères pour leur
utilisation et les communiquer aux participants afin de les aider à
la préparation des propositions.
- La Commission Européenne doit spécifier le portefeuille
d'instruments et les objectifs stratégiques. Les participants doivent
définir des objectifs de recherche définis et décider
quel instrument est le plus adéquat pour les atteindre.
- Les nouveaux instruments ne doivent pas être forcément
" gros ". En effet, la masse critique dépend de la thématique,
du domaine, des participants, de l'impact potentiel et de la valeur ajoutée.
Par conséquent, les nouveaux instruments doivent être plus
flexibles et les participants doivent justifier dans leur proposition
la manière dont ils ont construit leur consortium afin d'atteindre
cette masse critique.
- Si les Réseaux d'Excellence ont reçu un niveau significatif
de critiques et de désapprobation, le concept général
de structuration et de renforcement de l'Espace Européen de la
Recherche a été très apprécié. Des
problèmes concernant les procédures doivent être étudiés
mais le problème majeur a été observé au niveau
du concept d'" intégration durable ". Les Réseaux
d'Excellence doivent être désignés comme instruments
couvrant différentes formes de collaboration et différentes
tailles de partenariats.
- Les Projets Intégrés ont gagné l'approbation de
la communauté scientifique mais des améliorations doivent
intervenir dans les procédures de soumission, d'évaluation
et de négociation. Un accent plus fort doit être mis sur
le fait que les Projets Intégrés doivent en premier lieu
viser à produire de la nouvelle connaissance et des avantages compétitifs
pour les besoins de l'industrie. Les Projets Intégrés et
les STREP ayant de nombreuses caractéristiques communes, les différences
entre ces deux instruments doivent être clarifiées.
- Un rôle plus fort doit être joué par les instruments
tels que les STREP et petits IP. Ces instruments sont plus adaptés
aux projets à risques, aux participants des nouveaux Etats Membres
et aux petits acteurs en général. Leur rôle est essentiel
pour la communauté scientifique et ceci doit se refléter
par une forte croissance du pourcentage du budget leur étant alloué
dans les prochains appels du 6ème PCRD et dans le 7ème PCRD.
- Les nouvelles équipes doivent être incitées et non
pas découragées de participer. Les meilleurs groupes et
les sociétés les plus innovantes doivent être incités
car ils doivent jouer un rôle majeur dans la structuration de l'EER.
- La place et la participation des PME dans les nouveaux instruments n'est
pas satisfaisante. Les PME ont trouvé qu'il leur était presque
impossible d'être impliquées dans des Réseaux d'Excellence.
De plus, elles ont été généralement dominées
par de plus grandes organisations et désavantagées dans
les Projets Intégrés. Une meilleure participation des PME
innovantes au sein des nouveaux instruments est recommandable mais, en
général, les PME préfèrent les anciens instruments
comme les STREP, CRAFT ou la recherche collective.
- Le portefeuille d'instruments pour la recherche collaborative devrait
être conçu et développé afin d'augmenter la
coordination et la collaboration avec les autres formes de financements
publics et privés dans l'Union Européenne.
- Afin d'améliorer l'efficacité et réduire les coûts
pour les participants, une procédure bien conçue à
deux étapes devrait être introduite.
- Les procédures administratives et les règles financières
devraient être significativement simplifiées et améliorées
afin de permettre une plus grande efficacité et flexibilité
dans l'implémentation des instruments.
Remarque : si la Commission Européenne s'est engagée à
appliquer directement certaines recommandations dès les prochains
appels, certaines recommandations ne pourront être mises en uvre
dans le 6ème PCRD pour raisons juridiques et devront attendre le
lancement du 7ème PCRD.
Accès au Rapport Marimon
Sources : CLORA - Publiée le : 05.07.2004
Les orientations du 7ème
Programme Cadre de R&D.
La Commission
Européenne a publié une communication intitulée «
La science et la technologie, clés de lavenir de lEurope
Orientations pour la politique de soutien à la recherche
de lUnion » dans laquelle elle définit les grandes
orientations du 7ème PCRD.
La Commission européenne a proposé de faire porter à
10 milliards deuros par an en moyenne pour la prochaine période
de programmation leffort financier de lUnion européenne
en faveur de la recherche, soit le double daujourdhui, et
de le consacrer à six grands objectifs, dont la création
de pôles dexcellence européens, le lancement dinitiatives
technologiques dans les domaines industriels de croissance ou la création
dune «agence» européenne pour le soutien à
des équipes européennes de recherche fondamentale. Dans
son document stratégique, la Commission entend répondre
concrètement aux objectifs de la stratégie de Lisbonne et
appuyer le projet dEspace européen de la recherche. La Commission
propose également daborder deux nouveaux thèmes de
la recherche, la sécurité et lespace.
Téléchargement
de la communication.
Lancement
d'un programme européen de recherche sur la Sécurité.
L'UE devrait lancer un véritable programme européen de recherche
sur la sécurité d'ici 2007 avec des moyens budgétaires
suffisants. Voilà le message central d'une communication intitulée
"La recherche sur la sécurité : les prochaines étapes"
que vient d'adopter la Commission. Ce document représente la réponse
aux recommandations d'un groupe à haut niveau de 27 cadres industriels
et décideurs politiques européens de haut rang qui ont été
publiées en mars dernier. Ce rapport, intitulé "La
recherche pour une Europe sûre", souligne la nécessité
de renforcer la coordination dans ce domaine et préconise un budget
annuel de 1 milliard d'euros au niveau de l'UE pour la recherche en matière
de sécurité.
"Les nouvelles technologies sont essentielles dans
la lutte contre le terrorisme et peuvent en fait sauver des vies",
a déclaré M. Philippe Busquin, commissaire à la recherche.
"Un programme de recherche européen solide en matière
de sécurité est crucial pour notre sécurité
et améliorera l'avantage concurrentiel de l'Europe dans beaucoup
de secteurs. L'Europe ne peut tout simplement pas se permettre d'ignorer
ce domaine essentiel."
"Les événements ont placé la sécurité
au premier rang des préoccupations politiques en Europe et dans
le monde. Cependant, les États membres de l'UE investissent plus
de cinquante pour cent de moins que les États-Unis dans le domaine
de la défense tout en n'atteignant qu'un cinquième de leurs
capacités", a ajouté M. Olli Rehn, commissaire chargé
de l'entreprise et de la société de l'information. "Une
recherche forte est le substrat indispensable de la compétitivité
des entreprises. La communication est un pas décidé vers
une approche européenne cohérente de la recherche en matière
de sécurité."
Les mesures approuvées
La communication détermine les étapes à venir, qui
sont notamment la mise au point d'un programme européen de recherche
sur la sécurité dans le contexte du 7e programme-cadre de
recherche de l'UE (2007-2010), la concertation et la coopération
avec les parties concernées à travers un "comité
consultatif européen pour la recherche sur la sécurité"
à créer en 2004, la création d'un cadre institutionnel
efficace qui tienne compte des politiques de l'Union dans le domaine concerné,
c'est-à-dire la politique étrangère et de sécurité
commune (PESC) et la politique européenne en matière de
sécurité et de défense (PESD), ainsi que de la nouvelle
Agence européenne de défense (AED), et les mesures spécifiques
pour l'attribution des contrats et des crédits relatifs à
la recherche sur la sécurité.
Un ballon d'essai
En mars dernier, la Commission a lancé une "action préparatoire"
de trois ans dans le domaine de la recherche sur la sécurité.
Dotée d'un budget de 15 millions d'euros pour 2004 et de 25 millions
d'euros par an pour 2005 et 2006, cette action est une première
étape vers un programme européen de recherche sur la sécurité
complet à partir de 2007. Le premier appel de propositions a été
clôturé le 23 juin et plus de 170 propositions éligibles
ont été soumises.
Les participants sont notamment des sociétés des secteurs
aérospatial, des technologies de l'information et des communications,
de l'intégration des systèmes et de la défense. Douze
projets seront lancés d'ici décembre dans des domaines tels
que la perception des situations, la protection des systèmes en
réseau, la protection contre le terrorisme, la gestion des crises
et l'interopérabilité des systèmes de contrôle
et de communication. Deux autres appels de propositions seront publiés
au début des années 2005 et 2006.
La suite des événements
Cet automne un "comité consultatif européen pour la
recherche sur la sécurité" comprenant des experts des
groupes d'utilisateurs, des entreprises et des organismes de recherche
commencera à conseiller l'UE sur le contenu et la mise en oeuvre
du programme européen de recherche sur la sécurité.
En 2005, la Commission présentera une proposition concernant la
teneur, les aspects financiers et le cadre institutionnel d'un tel programme.
La recherche sur la sécurité est déjà incluse
dans les perspectives financières de l'Union proposées pour
2007-2013.
Site internet :
http://europa.eu.int/comm/research/security/index_en.html
Source : Commission européenne
Un
pied-à-terre pour les start-ups étrangères
Les meilleures idées sont souvent les plus simples. Les problèmes
rencontrés par les start-ups qui s'efforcent de constituer des
réseaux de clients ou d'investisseurs potentiels sont bien connus
et prennent encore plus d'acuité quand on est loin de chez soi.
Il est donc très utile de pouvoir disposer de bureaux et de services
dans un environnement high-tech, avec en plus des conseils pour trouver
les bons contacts.
La Commission européenne soutient l'initiative PAXIS
visant à promouvoir la création et le développement
d'entreprises innovantes dans toute l'Europe.
L'initiative Euro-Office - http://www.cordis.lu/itt/itt-fr/04-4/innov01.htm
(1), qui en fait partie, compte des organisations membres dans huit des
régions d'excellence PAXIS, qui se sont signalées par leurs
résultats remarquables en matière d'aide aux start-ups.
Le partenaire le plus récent, SwissParks.ch, s'y est associé
en juin 2004. Et dans chaque région d'excellence, de nombreux parcs
scientifiques, centres d'innovation et incubateurs apportent leur contribution.
L'idée de génie a été d'encourager
ces centres d'aide à l'innovation à mettre des bureaux et
des services à la disposition de start-ups d'autres Etats membres,
pour leur offrir une base à partir de laquelle elles pourraient
nouer des contacts dans un nouveau pays. Elles seraient ainsi en mesure
de commencer sans attendre à explorer le nouveau marché
potentiel, avec l'appui des ressources locales.
Alain André, de Cicom organisation, qui administre
la région d'excellence des Alpes- Maritimes, explique : "
L'idée est venue de Gérard Bonnes et de Pertti Vuorela,
de la région d'Helsinki, qui souhaitaient aider les start-ups à
se faire connaître et à promouvoir leurs produits dans toute
l'Europe. Il n'est pas facile de trouver les bons contacts et ils ont
proposé que chaque parc scientifique du réseau Euro-Office
réserve un petit local à cet usage. " Gérard
Bonnes ajoute : " Nous trouvons pour ces start-ups un bureau, qui
sert de point de chute pour les services locaux. L'organisation d'accueil
fournit un téléphone, un accès Internet, des services
de photocopie et de traduction. Mais ce n'est en fait que la pointe de
l'iceberg le véritable service réside dans la prise de contacts
et l'accès aux bonnes personnes dans les entreprises adéquates.
Sans les conseils de quelqu'un de la région qui sait comment ces
entreprises sont organisées et qui peut arranger un rendez-vous,
rien ne se fera jamais. Les start-ups ont besoin qu'on les aide, sans
devoir mettre la main au portefeuille. " Le coût de la fourniture
de ces services est supporté par les organisations d'accueil, sur
une base réciproque.
L'offre de base consiste en un bureau meublé et une
salle de réunion pour six personnes, avec un écran et du
matériel de projection vidéo, mais pas d'ordinateur. Les
entreprises accueillies bénéficient de conseils sur les
ressources locales. Elles peuvent aussi consulter une banque de données
de contacts régionaux et demander que l'on organise à leur
intention des entretiens avec des clients potentiels, des partenaires
de recherche ou des sources de financement. Des services de secrétariat
et une assistance linguistique sont également à leur disposition.
Alain André précise qu'actuellement, aucune limite de temps
n'a été fixée pour l'occupation des locaux par les
entreprises visiteuses et qu'il ne leur en coûte rien au début.
" Quand elles sont à même de décider s'il existe
pour elles un véritable marché dans ce pays, elles deviennent
des locataires payants ordinaires. "
"Pour une jeune entreprise comme Apliway (2), qui déploie
son réseau de ventes partout en Europe, l'initiative Euro-Office
est la solution parfaite pour démarrer " explique Marielle
Bader d'Apliway. " Nous voudrions voir le réseau s'étendre
au Royaume-Uni, et en particulier à Londres " ajoute-t-elle.
M. André espère qu'à terme, les 22
régions d'excellence de PAXIS participeront à l'initiative
Euro-Office. " Nous serons à l'écoute des requêtes
émanant des start-ups et s'il existe une demande pour un point
de chute à Dublin, ou Londres ou n'importe où ailleurs,
nous tâcherons d'y répondre. Mais nous devons nous assurer
que les organisations d'accueil respecteront le niveau d'exigence nécessaire
pour garantir les meilleurs services aux clients."
A côté des services de base d'Euro-Office,
les entreprises visiteuses peuvent profiter des services d'information
des organisations régionales et se faire une idée du contexte
dans lequel les entreprises locales exercent leurs activités, ou
encore être au courant des opportunités qui se présentent.
Certaines régions accueillent des salons industriels, dont les
organisateurs n'ont rien à voir avec l'initiative Euro-Office,
mais l'accès à ces événements peut néanmoins
être facilité par l'intermédiaire des organisations
d'accueil. Comme l'explique M. Bonnes : " Les petites entreprises
n'ont souvent pas les moyens de prendre un stand à ce genre de
manifestation, comme le salon de la microélectronique SAME dans
les Alpes-Maritimes, où le µSYS de Berlin. Nous négocions
un stand gratuit ou à bas prix pouvant être partagé
par plusieurs petites entreprises. Il s'agit là aussi d'un accord
de réciprocité qui lie les salons de régions différentes.
"
Les parcs technologiques ou les centres d'innovation des
régions high-tech y trouvent également leur intérêt.
Ils ont l'occasion de nouer des contacts avec d'autres régions
innovantes et de promouvoir leurs propres activités, tout à
fait en dehors de l'objectif original qui est de venir en aide aux start-ups
existantes ou futures.
(1) Pour de plus amples informations, consultez le site http://www.euro-office.net
(2) Voir http://www.apliway.com/
Les régions actuellement membres d'Euro-Office et
leurs domaines de spécialisation :
- Alpes Maritimes (France) TIC, sciences de la vie, tourisme;
- Berlin (Allemagne) TIC, technologies des médias, biotechnologies,
optique, matériaux et microsystèmes, transports et technologies
environnementales;
- Helsinki (Finlande) TIC, logiciels, applications mobiles et sans fil,
microsystèmes et technologies du papier;
- Munich (Allemagne) multimédia, publicité, consultance
IT, technologies environnementales;
- Suède du Sud information et technologies des médias, sciences
de la vie, matériaux et microsystèmes, environnement, énergie
et biotechnologies;
- Stockholm (Suède) TIC, biosciences
- SwissParks.ch (Suisse) TIC, microsystèmes, incubateurs dentreprises;
- Turin (Italie) TIC, électronique, énergie, mécanique,
technologies médicales et biotechnologies.
Sources: Contact A. André, G. Bonnes, Centre Européen d'entreprise
et d'innovation Cicom, France Tél.: +33 4 9300 6000 Fax: +33 4
9300 6001
Email : andre@cicom.fr
- g.bonnes@wanadoo.fr
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