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Brèves et actualités | Technologies et innovation


Stratégie européenne en faveur des Nanotechnologies.

La Commission européenne a publié le 12 mai dernier une communication intitulée " Vers une stratégie européenne en faveur des nanotechnologies" " Ce document présente la vision et la stratégie que l'Europe veut mettre en œuvre pour développer ce secteur qui revêt des enjeux économiques forts.
Parmi les applications des nanotechnologies, on peut citer des "nanorobots" de taille atomique pouvant être injectés dans le corps pour soigner des maladies, des "nanopuces" électroniques aptes à stocker et traiter beaucoup plus d'informations que les micropuces actuelles, des "nanofibres" pour confectionner des vêtements meilleurs et toujours propres, et des "nanomatériaux" pour des revêtements à haute performance, par exemple pour les avions et les engins spatiaux.

La communication intitulée "Vers une stratégie européenne en faveur des nanotechnologies" contient une série de recommandations et d'initiatives sur la manière de renforcer les activités de recherche et développement européennes dans ce domaine. Elle propose une approche intégrée pour renforcer la R&D européenne dans le domaine des nanosciences et aider à élaborer au moyen des nanotechnologies des produits commercialement viables au bénéfice de la société. Pour atteindre ces objectifs, il faut prendre un certain nombre de mesures essentielles pour renforcer les investissements et les infrastructures de R&D, améliorer la formation du personnel de recherche, renforcer les transferts de technologies en Europe et leur financement, tenir compte des incidences des nanotechnologies sur la société et renforcer la coopération internationale en direction d'une approche responsable de la R&D dans le domaine des nanotechnologies au niveau mondial.

Pour d'autres informations voir : www.cordis.lu/nanotechnology/
Le document peut être téléchargé sur le site Cordis.

Industrie manufacturière - Une politique industrielle pour l'Europe élargie.

Après avoir relancé le débat sur le rôle de la politique industrielle en décembre 2002, la Commission européenne esquisse les contours d'une politique industrielle pour une Union européenne élargie dans une communication adoptée le 20 avril dernier.

Ce document part du constat que l'industrie manufacturière continue de jouer un rôle de premier plan pour la prospérité de l'Europe. Elle fait cependant face à des défis importants d'ordre interne (évolution technologique de plus en plus rapide, inadéquation des qualifications aux besoins), externe (attentes de la société en matière de protection des consommateurs, d'environnement ou de santé), voire international (émergence de nouveaux concurrents à l'échelle mondiale).

L'analyse menée par la Commission indique qu'il n'existe pas de preuve d'un processus généralisé de désindustrialisation. En revanche l'industrie européenne fait face à un processus de mutations structurelles qui est généralement bénéfique et qui doit être encouragé, notamment par des politiques qui facilitent la création et l'utilisation de la connaissance. Les performances insuffisantes de l'Europe, notamment en matière de productivité, de recherche et d'innovation, sont préoccupantes. Ceci est corroboré par le fait que les délocalisations d'activités industrielles semblent ne plus se cantonner aux seuls secteurs traditionnels à forte intensité de main d'œuvre mais commencent également à s'observer dans les secteurs intermédiaires qui constituent les points forts traditionnels de l'industrie européenne, voire même dans certains secteurs de haute technologie. La Chine et l'Inde sont les grands bénéficiaires de ces mouvements.

L'élargissement offre des opportunités importantes aux entreprises européennes, non seulement en raison de l'extension du marché intérieur mais aussi parce qu'il leur offre la possibilité de réorganiser leurs chaînes de valeur à l'échelle du continent, en tirant parti des atouts compétitifs des nouveaux Etats membres. Néanmoins l'avantage résultant pour ces derniers de leurs coûts de main d'œuvre relativement faibles sera passager. La transition vers l'économie de la connaissance sera cruciale.

Face à ces constats, la Commission entend mobiliser la politique industrielle pour accompagner le processus de mutations structurelles à travers trois types d'actions :
- premièrement l'UE doit poursuivre ses efforts pour mieux légiférer et créer ainsi un cadre réglementaire favorable à l'industrie.
- deuxièmement les synergies entre les différentes politiques communautaires qui ont un impact sur la compétitivité de l'industrie devront être mieux exploitées (politiques d'innovation, recherche, formation, concurrence, marché intérieur, politiques régionale et de l'emploi notamment).
- troisièmement l'Union doit continuer à développer la dimension sectorielle de la politique industrielle : il s'agit d'analyser l'efficacité au niveau de ces secteurs des instruments à caractère horizontal disponibles, en vue d'en évaluer la pertinence et de proposer les adaptations appropriées (ex. secteurs de l'automobile et des constructions mécaniques).

La combinaison des activités énoncées devrait aider l'industrie européenne à relever avec succès le défi des mutations industrielles et contribuer ainsi à la réalisation de l'objectif que l'Union s'est fixé il y a quatre ans au Conseil européen de Lisbonne.

Euro Info Centre - Dossier de juin 2004

Industrie européenne de la chimie et des biotechnologies.

Bien que l’Europe figure au premier rang mondial de la production chimique, avec 28 % du marché mondial, cette part de marché a chuté de 4% au cours des dix dernières années. Les organisations sectorielles de la chimie et de la biotechnologie, CEFIC et EuropaBIO, ont lancé, avec le concours de la Commission européenne, une «plate-forme technologique pour un secteur chimique respectueux de l’environnement», afin de mettre en place un partenariat public/privé durable pour renforcer l’investissement dans la recherche et l’innovation et stimuler la compétitivité européenne de ce secteur. La plateforme rassemble des représentants de l'industrie, des centres de recherche, du monde financier et des autorités de réglementation au niveau européen, ayant pour mission d’élaborer un programme de recherche stratégique pour le secteur.
Parmi les questions à traiter figurent trois domaines technologiques essentiels pour l'Europe :
- la biotechnologie industrielle,
- la technologie des matériaux,
- la conception de réactions et procédés,
ainsi qu’une série de questions transversales telles que l’environnement et la sécurité, l’éducation et l’acquisition des compétences, les infrastructures de recherche et l’accès au capital-risque.
Téléchargement de la publication.

— Newsletter Europe | Septembre 2004 —