N°16 - juin 2003

Méditerranée Technologies - Les Docks Atrium 10.2 - 10, place de la Joliette - BP 62004 - 13567 Marseille cedex 2
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Les informations générales
 

UNE NOUVELLE DEFINITION DE LA PME

La Commission européenne vient d'adopter une nouvelle définition des micro-entreprises ainsi que des petites et des moyennes entreprises, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2005.
L'objectif est, in fine, de réduire les charges administratives et accélérer les procédures, promouvoir l'entrepreunariat et les micro-entreprises, encourager la croissance, faciliter l'accès au capital-risque, promouvoir les investissements dans l'innovation et la recherche, favoriser les grappes d'entreprises et accroître la sécurité juridique, prévenir les abus et promouvoir la formation professionnelle et l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

en italique = précédente définition de 1996

Catégorie

Effectifs
(inchangé)

Chiffre d'affaire
(inférieur ou égal)
Ou Total bilan
Entreprise moyenne
< 250
50 M€ (40 M€) 43 M€ (27 M€)
Petite entreprise
< 50
10 M€ (7 M€) 10 M€ (5 M€)
Micro-entreprise
< 10
2 M€ (non défini) 2 M€ (non défini)

Plus d'infos : www.europa.eu.int/comm/enterprise/enterprise_policy/sme_definition/index_en.htm

CINEMA EN REGION : MOTEUR !

Un pôle image en gestation à Cannes sur 33 hectares. A Marseille, 23 000 mètres carrés réservés aux professionnels de l'audiovisuel sur le site de la Belle de Mai.
A Nice, renouveau des Studios Riviera avec l'accueil de productions télévisées comme "Nice People". Le décor est planté. Reste à attirer de nouveaux acteurs.
Cale ne devrait pas être trop difficile, la région PACA est la deuxième en France, juste derrière l'Ile-de-France, pour l'accueil des tournages. Mais la partie est loin d'être gagnée...
La production cinématographique, confrontée à des problèmes de financement, traverse une passe difficile. L'un des principaux bailleurs, Canal+ est mal en point. C'est pourquoi les initiatives de création d'un fonds de soutien régional à la production et le lancement d'une Sofica rattachée au territoire de la Côte d'Azur sont les bienvenus mais restent insuffisants.
Il faudra donc attendre les mesures annoncées par le gouvernement pour encourager les tournages sur l'Hexagone. Car la concurrence est rude. Plusieurs pays européens ont déjà pris une longueur d'avance, Grande-Bretagne, Irlande, Belgique, certains Länder allemands, d'autres en Europe orientale jouent sur des coûts particulièrement compétitifs pour attirer les productions.
Du côté des enreprises, tout n'est pas rose. De nouvelles technologies sont mises au point. Mais les marchés ne sont pas toujours mûrs. Dust Restauration, à Sophia Antipolis, faute d'avoir réussi à percer le marché américain a dû quitter la scène. Realviz réussit avec ses logiciels d'effets spéciaux mais a quand même dû réduire la voilure.
La partie qui va se jouer dans les prochaines années sera serrée. La région PACA a des atouts en main. Pour gagner elle devra mobiliser toutes ses ressources. Le compte à rebours avant le clap est commencé.

Christiane NAVAS - NICE MATIN - jeudi 22 mai 2003


22,39 M€ EN 2002 POUR LES PME INNOVANTES
L'antenne PACA de l'ANVAR a financé 364 projets en 2002 pour soutenir l'innovation et le recrutement de personnel dédié à la R&D.

2002 a été un bon cru pour l'ANVAR (Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche). Toutes sources de financement confondues, 22,39 M€ ont été distribuées aux PME pour la mise en oeuvre de projets d'innovation ou le recrutement de personnes affectées à des activités de recherche et de développement.
Pour ce qui est des aides accordées sur fonds strictement ANVAR, soit 16,68 M€, il s'agit du montant le plus élevé depuis 1999. Si la moyenne des subventions ANVAR par recrutement reste stable, soit 20 000 €, le montant moyen des aides remboursables a progressé de plus de 20% et franchit la barre des 150 000 € par projet. Une évolution qui tient à la multiplication de projets d'envergure dont l'assiette des dépenses avoisine les 500 000 €.
Bouches du Rhône et Alpes-Maritimes en tête
5,71 M€ ont été distribués par l'ANVAR pour le compte d'organismes tiers : collectivités locales, principauté de Monaca, Fonds social européen, ministère de la Recherche ou encore EDF. Cette synergie qui se traduit par la mise en place de leviers financiers, fait de la région PACA l'une des plus dynamiques en France en terme de partenariat. L'ANVAR joue notamment un rôle moteur dans l'accompagnement des PME décidées à s'engager dans des programmes européens.
Pour ce qui est de la répartition géographique des projets soutenus, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes captent comme chaque année, 80 % des aides accordées.
La part des Alpes-Maritimes progresse toutefois de 30 % pour les trois années précédentes à 38 % en 2002, de même pour le Var dont la part des aides accordées est multipliée par deux, passant de 6 % à 12 %.
2002 a marqué le retour des secteurs traditionnels : BTP, chimie, travail des métaux, mécanique, électronique, environnement avec une sensible progression du nombre de projets aidés, alors que les secteurs relevant des nouvelles technologies (NTIC et pharmaceutique) enregistrent un fléchissement, seul l'informatique maintient ses efforts d'innovation.
Enfin dans le cadre du concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes, sur 1 428 candidatures déposées au niveau national pour l'édition 2003, 118 émanaient de la région PACA ( 63 candidats en catégorie "émergence" et 55 en catégorie "création développement"). Depuis le lancement du concours, il y a quatre ans, 28 lauréats (sur un total de 446) ont créé leur activité en PACA.

Ch.N. - NICE MATIN, supplément économie - jeudi 29 mai 2003


SENSIBILISER LES CHEFS D'ENTREPRISES A L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Le Club régional d'intelligence économique en PACA (CRIE PACA) a été chargé par la DRIRE, la Région et le Département des Alpes-Maritimes, de piloter une action collective de sensibilisation des PMI régionales à l'intelligence économique. Allant au-delà de la simple veille, l'intelligence économique, dans son volet offensif, vise à développer des pratiques de détection, d'analyse et d'exploitation des opportunités, dans son volet défensif, d'identifier des menaces à travers un traitement pertinent de l'information. Cette action collective est proposée à une dizaine de chefs d'entreprises, elle se déroulera en trois phases : audit, formation, accompagnement.

Contact : Lionnel FUSTER - tél : 06 62 71 40 61 - mél : lfuster@criepaca.org

NICE MATIN - jeudi 12 juin 2003


MONACO ROULE POUR L'ELECTRIQUE

Vingt-six constructeurs et équipementiers dont Renault, Peugeot, Citroën mais également les fournisseurs d'énergie comme Smeg ou EDF, ont fait le déplacement au pied du rocher pour la seconde édition du salon international des véhicules électriques et hybrides. Les visiteurs ont pu découvrir automobiles, skooters, skate-board utilisant la propulsion électrique avec recharge ultra rapide. Mais l'événement aura été l'étonnant bus sans chauffeur présenté par la société hollandaise "2get'there". Utilisant l'énergie électrique pour sa propulsion, le véhicule sans pilote circule de façon automatique à 40 km/h en suivant son chemin grâce à des balises guides implantées dans la chaussée. Il détecte les obstacles. Ce véhicule devrait trouver une utilisation dans les aéroports, les zones d'activités ou sites urbains. "On veut devenir un rendez-vous à taille humaine différente des grandes manifestations internationales" explique Laure Hatol-Becker, directrice commerciale. La principauté est un cadre approprié car elle mène une politique de promotion avec 139 véhicules électriques (76 deux roues) dont 22 immatriculées en 2002. Si la plupart des utilisateurs se déclarent majoritairement satisfaits, ils se plaignent parfois d'un service après-vente insuffisant. Mais comme en France, les grandes enseignes (Poste, Smeg, ou Monaco Télécom) sont les principaux utilisateurs de ce type de véhicules. En 2005, Monaco accueillera le "Mondial des véhicules électriques", congrès-exposition d'un millier de participants.

LA TRIBUNE Côte d'Azur - 6 juin 2003


MODELISER LE VENT POUR LUTTER CONTRE LES FEUX DE FôRETS
Des simulations numériques des écoulements éoliens pourraient aider à lutter contre les incendies.
... Trois techniciens et deux heures d'efforts ont été nécessaires pour monter cette structure en fibre de carbone... utilisée par l'armée pour ses transmissions et adaptée aux besoins de la recherche. Des anémomètres sont disposés tout au long du mât, à des hauteurs correspondant aux différents étages du couvert forestier : base du tronc, premières branches, milieu de la canopée, cime des arbres.
... Toutes les secondes, la vitesse et la direction du vent aux différents points de mesure sont enregistrées, l'ensemble de ces données permettant de reconstituer le profil éolien du site...
Avec toutes les données collectées sur le terrain, en combinant les profils de vent mesurés à l'extérieur, à la lisière et à l'intérieur du peuplement de pins d'Alep témoin, le Cemagref a bâti un modèle numérique d'écoulement en milieu forestier... : "La végétation constitue un facteur de déperdition d'énergie, par frottement et perte de pression..."

L'influence d'une zone boisée sur la circulation éolienne est aujourd'hui connue de façon très grossière... Pour affiner la modélisation, l'équipe aixoise va se doter, en collaboration avec l'INRA de Bordeaux, d'anémomètres à ultrasons. Ceux-ci permettront d'enregistrer avec une précision atteignant le dizième de seconde les mouvements du vent dans les trois directions, alors que les déplacements verticaux échappent aux anémomètres traditionnels. A terme, ces travaux pourraient déboucher sur la mise au point d'outils de simulation opérationnels, exploitables par les services de lutte contre les incendies.

Dans l'idéal, les pompiers pourraient savoir, en temps réel, comment un feu de forêt va évoluer en fonction du vent... Des modèles de prédiction et de propagation du feu sont certes déjà utilisés par les services spécialisés. Mais ces systèmes, développés notamment aux Etats-Unis, traitent généralement les différents paramètres (végétation, état hydrique, vent, relief...) comme des données constantes dans l'espace et le temps.
Des progrès sont pourtant réalisés. Le Cemagref a ainsi piloté le programme de recherche européen Saltus, visant à mieux connaître le phénomène des sautes de feu... Ces brandons incandescents peuvent parfois parcourir plusieurs kilomètres avant d'allumer des foyers secondaires. En associant l'étude statistique de plusieurs centaines de feux éteints dans cinq pays (Espagne, France, Grèce, Italie, Portugal), le suivi de feux actifs et des expérimentations en laboratoire, les chercheurs ont pu valider un modèle informatique de prévision de distance de ces sauts en fonction de la topographie, des conditions météorologiques et de l'intensité des incendies.

D'autres équipes, en particulier à l'INRA, travaillent sur la modélisation de la combustion ou sur celle de la végétation. L'unité du Cemagref d'Aix-en-Provence a en outre conçu une méthodologie d'évaluation et de cartographie du risque d'incendie de forêt, qu'elle a appliquée à un massif-test, celui des Maures, dans le Var. "A partir de l'analyse du risque d'éclosion et de propagation du feu, ainsi que de l'inventaire des zones ou installations vulnérables, il est possible de fournir des éléments d'aide à l'aménagement du territoire", commente Marielle Jappiot, responsable de cette étude...
Les simulations permettent en effet de mieux déterminer les sites exposés, en même temps que de mieux concevoir les infrastructures de protection et de secours : tranchées pare-feu, coupures de végétation, pistes d'accès, points d'eau... Une aide à la gestion de l'espace d'autant plus utile que les feux de forêt ont une cause naturelle dans moins de 5 % des cas (la foudre le plus souvent), la plupart ayant pour origine une occupation ou des activités humaines.

Pierre Le Hir, envoyé spécial Aix-en-Provence - LE MONDE - 10 juin 2003

600 000 Hectares brulés par an
Chaque été, en France, 32 000 hectares de forêts méditerranéennes sont ravagés par les flammes. Cette moyenne est toutefois en diminution depuis plusieurs années. Ce tribut au feu, représentant 0,2 % de la surface boisée nationale, reste relativement léger en regard de celui que paient l'Espagne (211 000 hectares), l'Italie (132 000 hectares), le Portugal (83 000 hectares), l'Algérie (49 000 hectares) ou la Grèce (48 000 hectares). Au total, plus de 600 000 hectares partent tous les ans en fumée dans le Bassin méditerranéen, au cours de quelque 50 000 incendies.

A l'initiative de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Cemagref a coordonné la réalisation d'un guide technique de prévention et de lutte contre les feux de forêt regroupant l'ensemble des connaissances acquises dans les pays méditerranéens sur ce sujet et comparant les politiques et les pratiques respectives.

LE MONDE - 11 juin 2003


ITER, FUTUR REACTEUR DE RECHERCHE
Un enjeu pour la Provence

Il ne peut y avoir qu'un seul site européen pour accueillir le réacteur destiné à l'étude de la fusion thermonucléaire. Malgré le coût du projet, l'Etat français semble déterminé à défendre Cadarache.

Cadarache sera-t-il le seul site européen en lice pour accueillir ITER, le futur réacteur expérimental sur la fusion thermonucléaire ? Il est encore trop tôt pour le dire. Mais la récente nomination d'un haut fonctionnaire, Christian Poncet, comme délégué à la promotion de la candidature du site, démontre que l'Etat - jusqu'alors prudent sur ce projet coûteux - souhaite défendre Cadarache face au site catalan de Vandellos. Il ne peut en effet y avoir qu'un seul candidat de l'Union européenne lors de la deuxième étape de la bataille pour affronter les sites canadiens (Clarington) et japonais (Rokkasho-Mura). La décision définitive devrait intervenir dans les prochains mois.

ITER est destiné à reproduire, par la fusion de deux atomes légers (tritium et deuterium), l'énergie solaire avec une puissance de 500 mégawatts (MW) pendant 400 secondes dans un réacteur de 1 000 mètres cubes.

Il constituerait la dernière étape expérimentale d'un processus de recherche internationale, entamé voici près de quarante ans, avant l'exploitation de l'énergie de fusion.
Pour Cadarache, obtenir cette implantation (26 bâtiments sur 180 hectares) relèverait d'une certaine logique. La fusion thermonucléaire constitue l'une des spécialités, avec près de 300 personnes mobilisées sur le réacteur expérimental Tore Supra, mis en service en 1998, en complément du JET (Joint European Torus), en Angleterre. En août dernier, ces équipes de recherche sont parvenues à produire une énergie de 750 mégajoules (soit 3,8 MW) durant quatre minutes et 25 secondes, en record mondial.

Plus de 1 000 emplois attendus pour une trentaine d'années
Une candidature somme toute logique. Mais aussi nécessaire pour le centre. "Si le site n'était pas sélectionné, une partie de ces chercheurs serait transférée dans le pays d'implantation d'ITER", admet Jean Jacquinot, chef du département de recherches sur la fusion contrôlée de l'association Euratom-CEA.

Consciente de l'enjeu, les collectivités territoriales se sont engagées à financer, sur dix ans, 447 millions d'euros, soit près de 10% du coût du projet.

Sur un investissement de 4,6 milliards d'euros, 53% seront assumés par l'Union européenne (dont la France) et 47% par les pays partenaires (le Canad, la Russie, le Japon, et vraismblablement, les Etats-Unis et la Chine).
Personne ne veut, en effet, laisser passer un projet aux retombées évaluées à plus d'un milliard d'euros durant la construction et autant durant l'exploitation. 2 000 à 3 000 personnes interviendraient sur l'aménagement du site, entre 2005 et 2015, et plus de 1 000 ingénieurs, physiciens, administratifs... pendant la phase de fonctionnement, évaluée à une trentaine d'années à compter de 2015.

J-C. B. avec G.T. - L'Usine Nouvelle - n°2864 - 27 mars 2003

Un calendrier bien précis
La fin de l'année 2003 est l'objectif à atteindre pour l'établissement, par les négociateurs internationaux, d'un projet d'accord, incluant le site et les participations financières de chacun des partenaires :
- fin mai 2003, annonce des critères objectifs additionnels garantissant la réalisation effective de mise en conformité des sites proposés avec les exigences requises.
- le processus de convergence devra être conclu au cours de l'été 2003.
- fin 2003, soumission d'une proposition de l'Union européenne concernant l'accord sur la construction, l'opération et le démantèlement d'ITER.

La question du site
A l'heure actuelle, quatre sites sont proposés, un par le Canada, un par le Japon et deux en Europe, Cadarache en France et Vandellos en Espagne. Les études techniques de ces différents sites sont maintenant terminées et le rapport d'évaluation a été approuvé par les négociateurs en février 2003.
Malgré des différences objectives concernant la localisation géographique et l'infrastructure à réaliser, aucun des quatre sites ne présente un avantage technique décisif sur les autres et le rappiort confirme que chacun d'eux pourrait remplir les critères techniques indispensables pour accueillir ITER. Le choix du site sera donc une décision politique qui devra s'appuyer sur un ensemble de considérations techniques et économiques supplémentaires (notamment les estimations de coût de construction et d'exploitation).

Commission européenne - représentation à Marseille
Texte complet : http://europa.eu.int/comm/press_room/index_fr.htm

Les atouts du site provençal

Lors de la dernière réunion de négociation qui s'est tenue le 18 février en Russie, les négociateurs du programme ITER ont examiné le rapport final établi par le groupe d'experts qu'ils avaient mandatés pour l'évaluation réalisée à la fin de l'année dernière des quatre sites candidats : Clarington au Canada en septembre, Rokkasho-Mura au Japon en octobre, cadarache en France et Vandellos en Espagne au cours du mois de décembre.
Les experts, placés sous la présidence de Evgeni Muraviev, membre de l'institut de recherche russe, ont constaté que le site proposé pour la France implanté à proximité du centre du CEA/Cadarache à une quarantaine de km au nord-est d'Aix-en-Provence, répondait parfaitement aux exigences techniques fixées par l'équipe ITER : superficie et qualité des sols(géologie, hydrogéologie, sismique), capacités en eau (1,5 million de m3 par an) et en électricité avec soit une ligne de 400 kV couplée à deux lignes de 225 kV, soit le couplage de deux lignes de 400 kV, structures routières pour l'acheminement des gros composants, existence d'infrastructures industrielles et culturelles, règlementation et démantèlement.
La décision de construction et le choix d'un site, pris au plus haut niveau politique international, sont attendus en 2003.

ITER en Provence - Le Projet - La lettre des partenaires régionaux n°1 - février-mars 2003


" ENCOURAGER l'AUDACE INNOCATRICE " - Compte-rendu de conférence

Le 16 mai 2003 s'est tenue la conférence-débat autour de Mme Nicole Fontaine, Ministre déléguée à l'industrie, sur les mesures du " Plan Innovation ". Mme la Ministre et Mme Jeanne Seyvet, DIGITIP, ont présenté 7 mesures s'inscrivant dans le cadre d'une politique en faveur de l'innovation.

Etaient présents comme orateurs à cette conférence :

  • Jean-Michel Rabasse, Président du Club Persan
  • Benoît Legait, Directeur de l'ENSMP
  • Pierre Laffitte, Sénateur des Alpes-Maritimes et Président de la Fondation Sophia-Antipolis
  • Jean Léonetti, Président de la CASA
  • Nicole Fontaine, Ministre déléguée à l'industrie
  • Jeanne Seyvet, DIGITIP
  • Jacques Linières, Président du Club des Dirigeants
  • Laurent Bazet, Président du Club Sophia Start-Up

Introduction

Dans une brève présentation de l'Ecole des Mines de Paris, M. Legait a souligné les dispositifs d'association entre les structures privées et l'établissement public de recherche. Insistant sur la " veine créatrice " de l'Ecole, il a montré que l'acte d 'entreprendre était très important à l'ENSMP, une cinquantaine d 'entreprises ayant été créées depuis 15 ans.
" Un haut lieu de l'innovation " : c'est en ces termes que M. Laffitte a décrit la technopole de Sophia-Antipolis, soulignant par la même le caractère dynamique des Alpes-Maritimes et de la région Provence Côte d'Azur dans son ensemble.
Selon M. Léonetti, définir la place de la communauté d'agglomération par rapport à l'innovation est une tâche difficile de par la divergence d'objectifs des mondes politique et économique. Qualifiant de démarche innovante l'ouverture au dialogue et au débat sur la mise en place du Plan Innovation, il encourage les sphères politique et économique à suivre un projet commun. Enfin M. Léonetti a insisté sur la nécessité d'associer public et privé et de faire confiance en l'avenir.

Présentation de Mme Jeanne Seyvet, DIGITIP : " Innover pour construire l'avenir "

Le 11 décembre 2002, Mme Claudie Haigneré, Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, et Mme Nicole Fontaine, Ministre déléguée à l'industrie, ont présenté les grands axes de réflexion pour un projet de loi sur l'innovation. La consultation nationale lancée du 11 décembre 2002 à début Mars 2003, a remporté un vif succès, plus d'un millier de répondants ayant répondu. A l'issue de cette consultation 7 mesures ont été proposées pour :

  • Simplifier les procédures, réduire les délais, accélérer les versements
  • Pérenniser les aides sur une durée plus importante
  • Développer l'information et la communication
  • Renforcer le soutien national à la recherche stratégique avec de grands programmes prioritaires et mobilisateurs
  • Utiliser le levier des commandes publiques
  • Promouvoir la culture d'entreprise et l'innovation tout au long du système éducatif
  • Renforcer le partenariat public / privé
  • Renforcer le rôle de la France dans la dimension européenne

1. La Société Unipersonnelle d'Investissement Providentiel (SUIP)
Cette mesure, qui a recueilli un accueil très favorable, doit rester ouverte à toutes les jeunes entreprises.

2. Aide aux projets de R&D des " Jeunes Entreprises Innovantes " - APJEI
Le critère de 15% de R&D sur les charges totales a été validé. Cette aide dépend :

  • De l'âge maximal des entreprises (différent selon le secteur d'activité)
    ---18 ans pour le secteur des biotechnologies
    ---8 à 10 ans pour les TIC
    ---dans certains cas, une réduction à 4 ou 6 ans est proposée
  • Du champ couvert par les dépenses de R&D

3. De nouvelles aides ciblées en faveur de l'innovation
Le maintien du CIR est souhaité, avec des améliorations, en particulier sur le mode de calcul. Plusieurs propositions ont été faites :

  • Extension des conditions de restitution immédiate aux entreprises déficitaires autres que "nouvelles "
  • Pouvoir entrer dans le dispositif en cours de cycle
  • Ne pas sacrifier les soutiens directs aux entreprises au profit du CIR ou des exonérations fiscales

4. Des financements publics plus proches du terrain

  • Des réseaux locaux de soutien à la R&D et à l'innovation seront mis en place au niveau régional.
  • Maintenir le rôle de l'État : " Pour un État stratège et fédérateur " et pour favoriser l'émergence des pôles territoriaux d'excellence de recherche technologique.
  • Programme Cadre de Recherche et Développement (PCRD) : informer et accompagner les entreprises et les laboratoires en matière d'accès aux soutiens européens
  • Bons de Souscription d'Action (BSA) de l'ANVAR : un bilan de l'expérimentation reste à faire.


5. Mieux valoriser la recherche par les entreprises

  • La priorité est de valoriser la recherche publique en développant les partenariats, en encourageant le dépôt de brevets et la création d'entreprises innovantes. Le but est d'impliquer davantage les entreprises dans les instances de recherche publique, le partenariat public / privé étant encore jugé peu satisfaisant.
    Cette mesure encourage la création d'entreprises innovantes à partir de la recherche avec un accompagnement professionnel de qualité.
  • Consolider les incubateurs publics.
  • Accroître les moyens d'amorçage : en favorisant le développement et la consolidation du secteur du capital-amorçage, en participant à la création de fonds d'investissement sur les pôles scientifiques d'excellence et à la création de nouveaux fonds d'amorçage sectoriels, enfin, en améliorant l'accès au financement des entreprises de service dans les sciences du vivant.

6. L'innovation, priorité nationale et européenne
L'objectif est de renforcer l'esprit d'entreprise et la formation à l'entrepreneuriat.

L'Europe, une priorité reconnue
La France doit être plus présente dans l'Europe de l'innovation, en améliorant l'accès des entreprises, en particulier des PME, aux financements européens et en renforçant l'articulation des différents programmes nationaux et européens (PCRD, Eurêka et RRIT…).


7. Un soutien public à la R&D industrielle stratégique
- Soutenir les projets de R&D industriels stratégiques
- Consolider les Réseaux de Recherche et d'Innovation Technologique
- Développer les pôles d'excellence de R&D industrielle.


Discours de Mme Nicole Fontaine, Ministre déléguée à l'Industrie : " L'innovation : condition sine qua non de la croissance ".

L'industrie a perdu 1.2 million d'emplois en 20 ans, ce qui a fortement déstabilisé certaines régions de France. Cependant, ces pertes d'emplois ne sont pas une spécificité française, mais une évolution inévitable dans toute l'Europe. La France occupe actuellement le 5ème rang des pays les plus industrialisés et le niveau de qualification industrielle a globalement augmenté ces dernières années. Enfin, plusieurs technopoles ont émergé, prenant appui sur la synergie entre la recherche et l'industrie. Sophia-Antipolis est exemplaire de cette démarche prospective.

L'Etat souhaite aider les entreprises à affronter les mutations du monde industriel, en les accompagnant et en anticipant les conséquences sociales des restructurations afin de leur offrir l'environnement le plus favorable à la création et au développement. Le " Plan Innovation ", en tenant compte de la consultation nationale, a été conçu pour rendre l'économie de la connaissance dynamique et compétitive.
Ses caractéristiques :

  • Privilégier l'allègement de charge sur le système de subvention
  • Simplifier le système d'aide, en trouvant l'interlocuteur adéquat et en favorisant la régionalisation
  • L'application de certaines mesures à des entreprises dites " non innovantes "
  • Déconcentrer les activités, en formant des réseaux de recherche et d'innovation technologique et en favorisant l'émergence de pôles d'excellence et d'innovation.

Le " Plan Innovation " incite également à la réflexion sur la stratégie industrielle européenne. Il s'agit de renforcer la compétitivité des entreprises européennes face à la concurrence des autres continents.
Enfin ce plan veut " encourager l'audace innovatrice ", en favorisant les contacts entre universités et entreprises et en encourageant la jeunesse à s'intéresser à l'innovation et aux sciences en général.

 
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